Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre, Nicolas Sarkozy a promis une « politique de civilisation ». Ce n’était qu’une formule, destinée à faire parler, et en effet elle a fait parler. Sans que personne n’aille en réalité voir plus loin que les mots. Car dans la classe politicienne, personne ne sait plus ce que serait une politique de civilisation. Et certainement pas Sarkozy, qui dans les principaux domaines mène une politique de dé-civilisation, c’est-à-dire de retour à la barbarie.
Je ne peux qu’inciter mes lecteurs à aller sur le site du Front national pour entendre les vœux de Jean-Marie Le Pen aux internautes. Jean-Marie Le Pen ne fait aucune allusion à la « politique de civilisation », mais il dit, lui, ce que c’est.
Extrait : « Quand l’Etat ne protège plus les Français, quand la police et la justice ne font plus reculer la délinquance, quand l’école n’est pas la passerelle vers l’emploi, quand l’armée n’a plus les moyens d’assurer notre indépendance, bref, quand la France n’est plus elle-même, que peut-on encore souhaiter ? Que la dernière grande institution qui protège encore nos compatriotes, la famille, soit la plus vigoureuse possible. C’est en son sein en effet que l’essentiel des besoins affectifs et matériels indispensables à l’équilibre de tout un chacun sont satisfaits depuis que le monde est monde. Je pense donc d’abord à ceux qui n’ont plus de famille. Je voudrais qu’ils sachent que la nation est leur famille, et qu’ils peuvent compter sur la solidarité qui leur est due au titre du rôle que leurs ancêtres ont joué dans la construction de notre pays et de son patrimoine. »