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L’emploi de bombes à sous munitions au Liban était « légal »

La veille de Noël, l’armée israélienne a publié un communiqué indiquant que suite à son enquête, l’emploi de bombes à sous-munitions au Liban à l’été 2005  a été « légal et conforme au droit humanitaire international ». « L’armée israélienne a dans la plupart des cas utilisé des BASM contre des secteurs inhabités où il n’y avait pas de civils et où opéraient les forces du Hezbollah. Lorsque ces armes ont été utilisées contre des secteurs urbains, il s’agissait de ripostes de caractère défensif contre des attaques à la roquette à partir de villages évacués par la plus grande partie de leurs habitants. » L’armée israélienne « a respecté les lois sur les conflits armés (y compris son obligation d’agir pour réduire au minimum le nombre de victimes civiles) et son engagement à obéir à son éthique ».

Rappel. Le droit international interdit l’usage de telles armes dans des zones civiles. Selon l’ONU, qui a condamné l’usage des BASM au sud Liban, Israël a largué 4 millions de BASM au cours du conflit. Un million d’entre elles n’ont pas explosé et se trouvent toujours sur le sol libanais. Au moins 38 personnes ont été tuées et 217 blessées et mutilées (dont de nombreux enfants) par des BASM depuis la fin du conflit.