Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de Christine Boutin, a été contraint de démissionner, à peu près dans les mêmes circonstances que le ministre Hervé Gaymard en février 2005 : un article du Canard enchaîné a révélé qu’il bénéficiait d’un superbe appartement dont le loyer est quatre ou cinq fois inférieur au prix du marché.
On peut lire deux types de défense de Bolufer. Ni l’une ni l’autre ne me paraît pertinente.
Il y a ceux qui font remarquer que Bolufer n’est pas seul dans ce cas. On cite Jean-Pierre Chevènement, ou… Fadela Amara, on rappelle le fils Juppé, etc. Comme si c’était une excuse.
Il y a ceux qui crient à la cathophobie, parce que tant Jean-Paul Bolufer qu’Hervé Gaymard sont connus comme des catholiques, et des catholiques de droite.
Il va de soi que le Canard enchaîné ne prend pas ses cibles au hasard.
Mais lorsqu’on se pose en catholique pratiquant, on… pratique. Cela ne consiste pas seulement à aller à la messe le dimanche et à faire ses Pâques.
Et puis il y a ceux qui sous-entendent, ou murmurent, que Jean-Paul Bolufer (comme Hervé Gaymard) est quelqu’un qui est « proche de nous ». J’entends cela depuis très longtemps, c’est ce qu’on disait déjà quand il était à la mairie de Paris. Je l’ai entendu de la part de gens effectivement « proches de nous » et qui étaient aussi « proches » de Jean-Paul Bolufer.
C’est une lamentable illusion. Qu’ont-ils jamais fait pour « nous » (au sens le plus large) ? Qu’ont-ils fait pour nous soutenir ou nous défendre, sur quelque plan que ce soit ? Qu’ont-ils fait pour promouvoir la doctrine de l’Eglise, la loi naturelle, la culture de vie ? J’attends qu’on me le dise. Ces gens-là mènent une carrière politique sans états d’âme. Et même sans scrupules. La preuve.
Qu’on ne hurle pas avec les loups aux accusations sélectives, soit. Mais qu’on prenne la défense de ces gens-là, certainement pas.