Comme on l’avait noté, la décision de Nicolas Sarkozy de débloquer la participation n’est pas nouvelle : il l’avait déjà fait en 2004 lorsqu’il était ministre de l’Economie.
A l’époque, remarque Marc Touati (ACDEFI), la croissance avait connu un rebond sur quelques mois, pour retomber ensuite. Ce qui se produira de nouveau, sans effet bénéfique à long terme.
En outre, le regain provisoire de consommation « se perdra en partie » en produits importés, ce qui limitera l’impact sur la croissance globale et sur l’emploi, et sera mauvais pour la balance extérieure.
Enfin, rappelle Mathieu Kaiser (Paribas), l’essentiel des sommes débloquées en 2004, loin d’être dépensées, ont été réinvesties dans d’autres produits d’épargne. Or, en 2008, les ménages auront encore plus de raisons d’épargner que de consommer, en raison du ralentissement de l’activité.