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Le vin climatiquement correct…

Rémi Lacombe, propriétaire de quatre châteaux du Médoc (380.000 bouteilles par an), va produire le « premier vin climatiquement neutre ». C’est en tout cas ce que diront les étiquettes.

Ce viticulteur a fait appel à des experts pour calculer le volume de CO2 que dégage son activité. Les experts ont dit que cela faisait 639 tonnes par an. « Je n’avais jamais pensé auparavant à l’importance de a pollution dans le procédé de vinification », dit-il.

Alors, comment va-t-il faire pour supprimer les émanations de CO2 afin que son vin soit « climatiquement neutre » ?

Mais il ne va pas les supprimer. Il va donner 10.000 euros à la société ClimatPartner (celle qui a fait l’expertise), qui va les investir dans des « projets économiseurs de carbone » en lien avec l’agriculture…

Quand les projets seront identifiés et qu’il aura donné ses 10.000 euros, il pourra mettre sur ses étiquettes « premier vin climatiquement neutre »…

Morale de l’histoire, selon Rémi Lacombe : « En France, la façon de consommer a changé : le consommateur entend parler de la planète qui va mal et j’ai trouvé intéressant de lui proposer un chemin où on associe un produit à une grande cause, unanime et intelligente, qui le mobilise. »

Bref, il s’agit de vendre son vin en utilisant un créneau porteur.