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Un rebondissement de taille dans l’affaire Gautier-Sauvagnac

La justice a ouvert une enquête préliminaire sur des retraits suspects de 5,6 millions d’euros en liquide, dans les caisses de lUMM (la plus puissante fédération du Medef) par son président Denis Gautier-Sauvagnac.

Mystère… Mais des enquêteurs suggèrent qu’une partie de cette somme, qui pourrait en fait être deux ou trois fois plus élevée que le montant estimé, aurait pu alimenter les caisses des syndicats.

Le soupçon s’appuie naturellement sur le fait que Denis Gautier-Sauvagnac est aussi le négociateur en chef du Medef avec les syndicats.

Il ne peut qu’être renforcé par le tollé qu’il entraîne de la part des confédérations, vexées, offusquées, scandalisées qu’on ose les mettre ainsi en cause…

Il est significatif que ces confédérations n’opposent strictement aucun argument. Elles se contentent de crier… tout en cherchant à détourner l’attention en exigeant tout à coup l’ouverture de négociations sur la représentativité syndicale, dont elles sont désormais aussi farouchement partisanes qu’elles y ont été opposées pendant 40 ans (depuis que leur monopole a été gravé dans la loi)…

La CFTC reste toutefois en retrait. Elle est restée silencieuse, et son président, Jacques Voisin, interrogé par l’AFP, déclare que s’il est nécessaire d’aborder la question de la représentativité syndicale, ce n’est « pas l’urgence », et qu’il est important de faire d’abord la lumière sur l’affaire Gautier-Sauvagnac.

Une question que je me pose, mais qui doit être très naïve puisque je ne la vois posée nulle part, c’est : comment est-il possible qu’il y ait des millions d’euros en liquide dans une caisse patronale ?