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Les tombes catholiques ne comptent pas

Les jours qui ont précédé le premier tour de la présidentielle, les médias ont martelé que des tombes avaient été profanées. Des tombes musulmanes, au cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d’Arras. Et on a arrêté trois jeunes « néo-nazis ».

Des tombes juives, au Havre. Plus précisément : 180 tombes, « dont un quart de tombes juives ». On pourrait dire aussi : 180 tombes, dont trois quart de tombes chrétiennes. Mais non. 135 tombes chrétiennes profanées, cela ne fait pas une information. Ce qui compte, exclusivement, c’est que 45 tombes juives aient été profanées dans le même temps.

Et toutes les autorités de l’Etat y vont de leur couplet. Sur les tombes juives et musulmanes profanées. Sans un mot sur les tombes chrétiennes.

D’ailleurs, nous apprend Jean-Yves Camus interrogé par l’AFP, ces profanations prouvent « une banalisation invraisemblable » du « racisme » et de « l’antisémitisme ». Il n’y a pas de racisme ni d’antisémitisme quand on profane une tombe chrétienne. Donc il n’y a pas de profanation de tombes chrétiennes.

C’est pourquoi on n’a pas dit un mot de la profanation satanique de 77 tombes du cimetière de Lehon dans les Côtes d’Armor le 12 avril. C’est pourquoi le maire s’étonnait de ces profanations en disant qu’il n’y avait jamais eu d’actes racistes sur la commune…

C’est pourquoi on n’a pas dit un mot de la profanation de Dommartin-les-Remiremont.

C’est pourquoi on ne dira pas un mot de la profanation, que l’on vient de découvrir, d’une soixantaine de tombes à Hauvilliers dans la Marne. Car , précise le maire, « il n’y a eu aucun signe raciste ni antisémite »…

Addendum. On apprend que des tombes ont été profanées à Rouvres-les-Bois, près de Châteauroux. Mais « il n’y a aucun signe raciste ». Donc ce n’est rien.