Close

N’importe quoi

C’est Libération qui a lancé la chose. Selon le moribond rothschildo-joffrinien, l’une des nouvelles affiches de la campagne de Jean-Marie Le Pen aurait provoqué des remous dans la « vieille garde » du Front national, et plus particulièrement chez les « derniers représentants de l’aile catholique traditionaliste encore présents dans les coursives du paquebot » (sic). Cette affiche est celle dont le personnage est une jeune femme, dont il est difficile de savoir si c’est une beurette ou une Française d’outre-mer, avec pour slogan : « Nationalité, assimilation, ascenseur social, laïcité… Droite, gauche, ils ont tout cassé ».

Les agences de presse se sont emparées de « l’affaire », suite à la conférence de presse de Marine Le Pen, où elle a été longuement interrogée sur la question.

C’est tout bonnement ahurissant de bêtise. Lorsqu’il a été élu député en 1956, Jean-Marie Le Pen avait pour suppléant un Antillais noir. Il a été le premier dirigeant politique à faire élire une Française d’origine algérienne dans un conseil régional, après avoir fait élire aussi Sid Ahmed Yayaoui. Pendant plusieurs années ses meetings s’ouvraient par la prestation d’une chanteuse d’origine malgache. Et faut-il évoquer de nouveau ces élus du Front national appelés Stéphane Durbec, Farid Smahi, Huguette Fatna, ces deux derniers étant membres du bureau politique ?

Comment peut-on trouver incongru qu’une jeune femme d’origine nord-africaine ou antillaise ou réunionnaise soit porte-parole du Front national pour dénoncer l’échec de la politique d’intégration ?

Sans doute les adversaires du Front national voient-ils avec dépit que leur mensonge massif sur le « racisme » de Le Pen est en train de voler en éclats, enfin, pour de bon. Et ils n’ont évidemment pas digéré que Dieudonné aille faire un tour aux BBR et dénonce ensuite la diabolisation dont Le Pen est victime.

Tant pis pour eux. Le Front national n’a jamais été raciste, pour la bonne raison que ce serait contraire à son intitulé, contraire au parcours personnel d’un certain nombre de membres de la « vieille garde », et contraire à la foi des « représentants de l’aile catholique traditionaliste ». Son but est de rassembler tous les Français, quelle que soit leur origine. Et c’est plus que jamais son but dans la campagne présidentielle.

Et, comme l’a souligné Marine Le Pen, c’est encore plus d’actualité aujourd’hui qu’hier. Car « un certain nombre de Français d’origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses, et pour beaucoup d’entre eux se tournent vers le candidat Jean-Marie Le Pen ».

C’est le même FN qui dénonce régulièrement l’immigration, s’étonne l’AFP. Mais oui. Il dénonce la politique d’immigration suivie depuis trente ans, et il se trouve que de plus en plus de Français d’origine immigrée (voire même d’immigrés tout court) le rejoignent dans son analyse, précisément pour les raisons indiquées sur l’affiche. Ce n’est pourtant pas si difficile à comprendre…