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La cathédrale de Dzerjinsk

A l’époque soviétique il n’y avait aucune église à Dzerjinsk, ville nouvelle près de Nijni-Novgorod, capitale de l’industrie chimique, l’une des villes les plus polluées au monde, à laquelle on avait donné le nom du fondateur et premier chef de la Tchéka…

En 1992, un tsarets de la Trinité Saint Serge donna sa bénédiction à une femme de la ville qui voulait organiser une collecte pour édifier une église. En 1994 commence la construction de l’église Saint Jean Baptiste. Cette année-là le métropolite de Nijni Novgorod bénit les plans d’une cathédrale. La construction est très lente. En 2008 est célébrée une première divine liturgie dans l’église inférieure, dédiée à la Dormition, et en 2018 les trois autels de cette crypte sont consacrés. Mercredi, 30 ans après la bénédiction des plans, l’actuel métropolite de Nijni Novgorod et neuf autres évêques ont procédé à la grande consécration de l’ensemble de l’édifice.

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(Il y a aujourd’hui 11 églises orthodoxes à Dzerjinsk, dont une belle église en bois dédiée à saint Tikhon et aux nouveaux martyrs – de Dzerjinski…, et une église de vieux-croyants. Il y a aussi un lycée orthodoxe.)

La persécution

Sans surprise, le service d’État ukrainien « pour l’ethno-politique et la liberté de conscience » refuse d’enregistrer le patriarcat roumain en tant qu' »Église orthodoxe roumaine d’Ukraine » sur le territoire ukrainien. C’était la parade qu’avait trouvée le patriarcat roumain pour sauver les 130 paroisses et monastères roumanophones de Bucovine quand l’Église orthodoxe ukrainienne sera interdite. Le service d’État « pour l’ethno-politique et la liberté de conscience » se paie le luxe d’expliquer que la création d’une telle structure contredirait « le principe de localité, qui est fondamental dans l’ecclésiologie orthodoxe »… Il précise aussi que ces communautés pourraient passer sous l’autorité de l’Église du pouvoir au sein d’un « vicariat roumain », comme il y a en Roumanie un vicariat ukrainien au sein de l’Eglise orthodoxe roumaine.

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Le ministère ukrainien de la Culture a exigé par une lettre datée d’hier que les moines des Grottes de Kiev « enlèvent les effets personnels » d’un nouveau bâtiment avant aujourd’hui 16h : la chapelle de l’icône Source vivifiante, soi-disant pour y faire célébrer des offices par des aumôniers militaires. Le soir même (hier soir) les scellés étaient posés.

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Le patriarche Bartholomée a reçu hier le « métropolite Epiphane » (Serge Doumenko) de l’Église du pouvoir, et Viktor Yelensky, le chef du service d’État « pour les affaires ethniques et la liberté de conscience » (avec d’autres ecclésiastiques ainsi que l’ambassadeur, le consul et le vice-consul d’Ukraine en Turquie). Ils étaient porteurs d’une invitation officielle à Kiev de l’ex-président à Bartholomée. Un déjeuner offert par le patriarche a suivi la rencontre.

Le patriarche a déclaré qu’il soutenait « tout ce qui vise à faire du bien à l’Ukraine », notamment l’initiative de Zelensky concernant l’« indépendance spirituelle » de l’Ukraine (selon le bureau présidentiel). Adoptant l’inversion accusatoire la plus typique, il a appelé à « diffuser la vérité sur la liberté religieuse en Ukraine et sur ceux qui tentent de la détruire »…

Ainsi le pitoyable Bartholomée continue-t-il de soutenir ouvertement l’Eglise du pouvoir ukrainien, qu’il a fabriquée en 2018 avec Porochenko et la CIA, alors même qu’il sait très bien que depuis lors pas un seul évêque de l’Église orthodoxe ukrainienne n’a rejoint la secte, et que les églises prises de force sont vides…

Perseverare diabolicum.

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Les dernières discussions, au Parlement ukrainien, sur le projet de loi interdisant l’Église orthodoxe ukrainienne, portent sur le délai qui sera laissé aux communautés pour rejoindre l’Eglise du pouvoir (six mois ou un an ?), et sur la composition de la commission qui sera chargée de définir si une communauté « dépend de l’Etat agresseur ».

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Dans le cinquième (sic) procès intenté congre le métropolite Théodose de Tcherkassy, le tribunal a ordonné son assignation à résidence de nuit, une mesure purement vexatoire. L’évêque a déclaré :

« Je ne me cache pas et je ne me considère coupable d’aucune des procédures pénales engagées contre moi. C’est pourquoi je souhaite prouver que je ne suis pas coupable. En outre, les initiateurs de ces procédures travaillent pour que je quitte l’Ukraine et que je sois échangé contre des prisonniers. Or je veux prouver devant les tribunaux ukrainiens que je ne suis pas coupable. Deuxièmement, comment l’assignation à résidence de nuit peut-elle m’empêcher d’influencer les témoins ? Je n’ai aucun désir ni aucune tentative d’influencer les témoins. Je ne me considère pas comme coupable et je pense que nos tribunaux prouveront mon innocence. »

Ça continue

Une nouvelle déportation d’enfants de Marioupol, entassés dans des autocars soviétiques tout pourris. Images déchirantes.

(Vers la fin de la vidéo : « Le passage souterrain a enfin été ouvert. Super. C’est beaucoup plus pratique maintenant. »)

Leroy-Malin

Le marché russe a représenté un quart du bénéfice de Leroy-Merlin en 2023. Soit 287,4 millions d’euros.

Leroy-Merlin en Russie, c’est 112 magasins. C’était, théoriquement. Car l’entreprise était la cible d’attaques féroces et permanentes comme toutes les grandes entreprises qui traînaient des pieds pour quitter la Russie. On l’appelait « Leroy-Kremlin ».

Alors en 2023 Leroy-Merlin, à savoir le groupe Adeo, de la famille Mulliez, annonçait qu’il allait « céder Leroy Merlin Russie au management local ».

De fait, le 28 décembre, une société intitulée Scenari Holding, basée à Dubaï, devenait propriétaire de plus de 99% de Leroy-Merlin Russie, Adeo gardant toutefois 0,007%. Puis on a appris que le PDG de Scenari est tout simplement le PDG de Leroy-Merlin Russie… Donc effectivement « le management local »…  Mais Scenari Holding figure dans les comptes d’Adeo…

Désormais, Leroy-Merlin s’appelle Lemana Pro en Russie. Ça n’a plus rien à voir. Sauf que ce sont les mêmes magasins, qui étaient verts et deviennent jaunes. On remarque aussi que, comme c’était le cas pour Leroy-Merlin, le nom de l’enseigne est en caractères cyrilliques sur le toit et en caractères latins dans le triangle, et surtout au milieu de LEMANA le M caractéristique de toutes les enseignes du groupe Adeo (Leroy-Merlin, Bricoman, Obramat, etc.)…

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Et vlan !

Le ridicule mais hargneux nain de jardin (du fameux jardin de l’UE) Thierry Grincheux Breton s’est fendu d’une longue bafouille à Elon Musk, à la veille de son entretien avec Donald Trump sur X, pour lui rappeler sévèrement les règles de censure de l’UE et lui signifier que les services du commissariat et le commissaire Breton en personne allaient surveiller de près ce qui allait être dit, car si par hasard certains propos outrepassaient les strictes règles de la censure il y aurait des sanctions.

Les cons ça ose tout, on sait, mais quand même, le petit roquet qui de sa niche à Bruxelles aboie qu’un candidat à la présidence des Etats-Unis est soumis à la censure européenne…

Réponse de Musk :

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Honnêtement, je voulais vraiment répondre avec ce mème de « Tonnerre sous les tropiques », mais je ne ferais JAMAIS quelque chose d’aussi grossier et irresponsable !

VA TE FAIRE FOUTRE !

Salam aleikum

C’est ainsi que les représentants de l’Etat disent bonjour désormais en Grande-Bretagne.

Le chef de la police d’Oldham :

Le chef de la police des West Midlands :

L’invasion de la Russie…

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« L’une des brigades ukrainiennes les plus robustes et les plus rapides s’est jointe à l’invasion de la Russie. »

Ce titre de Forbes est à l’unisson des gazettes occidentales qui célèbrent la nouvelle incursion de l’armée ukrainienne en territoire russe, même si elles ne titrent pas toutes sur « l’invasion » de la Russie… Mais on voit le quotidien Bild se féliciter que des chars allemands avancent en Russie… Comme sous tonton Adolf ! Pourtant ça ne s’était pas très bien passé…

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Cela dit, l’article de Forbes n’est pas aussi triomphaliste que le titre le laisse entendre. On lit peu avant la fin :

« Il existe toujours un risque important que l’opération ukrainienne se retourne contre ses planificateurs. Si les brigades ukrainiennes épuisent leur artillerie, leurs défenses aériennes et leur logistique, elles pourraient se retrouver seules et sans armes en profondeur dans l’oblast de Koursk. Kiev risque de perdre des milliers de soldats qu’elle ne pourra pas remplacer facilement. »

Comme on sait comment se terminera l’aventure, les journalistes de Forbes assurent leurs arrières…

Mexicain

Les autorités mexicaines ont invité tous les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont des relations diplomatiques avec le Mexique à participer le 1er octobre prochain à la cérémonie d’investiture de la présidente élue Claudia Sheinbaum. Donc parmi eux Vladimir Poutine, comme la presse russe l’a souligné mercredi. L’ex-gouvernement ukrainien, par son ambassade au Mexique, a immédiatement appelé le Mexique à arrêter Poutine s’il posait le pied dans le pays, en application du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.

Comme il n’y avait pas de réaction de l’Union européenne (que cela ne concerne en rien), le site Euractiv a sollicité l’avis du porte-parole Peter Stano. Lequel a répondu que le Mexique est légalement tenu d’arrêter Poutine s’il va dans ce pays. « Le Mexique est un État membre de la CPI depuis 2005, avec les obligations juridiques que cela implique. Nous comptons donc sur le Mexique pour remplir ses obligations en tant que membre de la CPI. »

Nous comptons donc… Mais de quoi je me mêle. Et Euractiv de titrer : « L’UE appelle le Mexique à arrêter Vladimir Poutine s’il participe à l’investiture de la nouvelle présidente. »

L’article se conclut ainsi :

« Ni le ministère des Affaires étrangères mexicain ni la mission mexicaine auprès de l’UE n’ont répondu à une demande de commentaire d’Euractiv. Le ministère des Affaires étrangères russe et la mission russe auprès de l’UE n’ont pas non plus donné suite aux questions d’Euractiv. »

Ben non, puisque ça ne vous regarde pas.

Mais le président mexicain Lopez Obrador avait déjà répondu en conférence de presse :

« Nous ne pouvons pas faire cela, ce n’est pas notre affaire. Tout le monde est invité. Les gouvernements sont libres de décider d’y assister ou non. Cela correspond à la pratique diplomatique du Mexique. »