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Les jeunes pré-conciliaires…

Vers la fin du discours de Mgr Éric de Moulins-Beaufort en ouverture de l’Assemblée plénière d’automne, hier :

Le dernier sujet est l’application du Motu Proprio Traditionis Custodes et, plus largement encore sa compréhension. (…) Ce sujet n’est pas mince. Il touche à la compréhension de la Tradition vivante de l’Église, de la vérité de l’Eucharistie et des saintes Écritures qui sont la Parole vivante de Dieu, à la nature et la mission de l’Église. Nous ne cessons de nous interroger sur une partie de la jeunesse catholique qui cherche des sources vives dans la liturgie pré-conciliaire et qui ne perçoit pas l’enrichissement considérable apporté par le Concile, non pas une adaptation mais un enrichissement. Cette jeunesse est diverse, elle mérite notre attention, notre écoute, elle a besoin aussi que nous lui indiquions les sources les meilleures.

Dans les années 70-80, les catholiques qui voulaient garder la messe traditionnelle étaient quelques vieux croutons rassis incapables de comprendre le progrès. Il suffisait d’attendre qu’ils disparaissent. Le problème est qu’aujourd’hui les jeunes qui veulent la messe traditionnelle sont plus nombreux que l’étaient les vieux croutons disparus. Au point d’inquiéter les évêques en réunion plénière. On notera que ces jeunes ont le même défaut que les vieux d’antan : ils ne comprennent pas que la néo-liturgie est un progrès considérable, et que cela ne se discute pas. La question n’est donc pas de prendre en compte ce que ces jeunes auraient à dire, mais à trouver le moyen de leur faire prendre des vessies pour des lanternes. Tout en appliquant le motu proprio, donc en interdisant progressivement toutes les messes traditionnelles, afin de régler définitivement le problème.

On ne touche jamais le fond

François vient de nommer membre de l’Académie pontificale pour la vie Marianna Mazzucato.

Professeur d’économie, Marianna Mazzucato se dit athée, et elle est une militante de l’avortement. Après l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, elle avait retwitté la réaction vidéo de la chroniqueuse Ana Kasperian en ajoutant seulement : « Très bien. » Ana Kasperian disait :

« Je me fiche que vous soyez chrétien, je me fiche de ce que dit la Bible, j’ai l’impression que c’est un spectacle de clowns assis là à essayer de déchiffrer ce que votre petit livre mythique a à dire sur ces questions politiques très réelles. Je ne crois pas au christianisme, ce qui signifie que vous n’avez pas à dicter la façon dont je vis ma vie en fonction de votre religion, je me fiche de ce que dit la Bible… Je me fiche de votre foutue religion. »

Mais Marianna Mazzucato avait chaleureusement salué le discours écolo-mondialiste de François à l’ONU :

« En tant qu’athée, je n’aurais jamais pensé que j’aimerais autant un pape. »

Alors le pape a pensé à elle pour que l’Académie pontificale pour la vie soit encore un peu plus une académie pour la mort.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on apprend que Mgr Philippe Bordeyne a été nommé membre du Conseil d’administration de la même Académie pontificale pour la vie. Philippe Bordeyne est ouvertement contre Humanae vitae.

Processuel

François a annoncé que le synode sur la synodalité allait déboucher non pas sur une, mais sur deux assemblées du synode. Une en 2023 et une en 2024.

Le secrétariat du synode a alors publié un texte pour expliquer que le synode sur le synode va revêtir une « dimension processuelle » pour devenir « un cheminement dans le cheminement » parce que le thème est tellement important qu’il doit faire l’objet d’un « discernement prolongé »…

Si vous voulez vraiment en savoir plus sur ce que Riposte catholique appelle à juste titre un pipotron, le texte officiel est ici.

NB 1. Il n’est pas inutile de savoir que moins de 1% des catholiques ont participé aux réunions pour le synode sur le synode.

NB 2. L’explication de Maike Hickson (LifeSite) : « Le fait que le pape François ait prolongé le Synode sur la synodalité signifie simplement qu’il s’est rendu compte qu’il y a encore trop de résistance à l’agenda du changement et qu’il a besoin de plus de temps pour « modeler » l’esprit des catholiques. »

Délitement

Il n’arrête pas son travail de sape de ce qui reste de l’Eglise catholique et de la foi catholique. François vient d’inventer encore un nouvel outil de relativisation et diluement : les « témoins de la foi » qui ne sont pas des saints.

En marge du colloque intitulé « la sainteté aujourd’hui », organisé à l’Institut patristique Antonianum du 3 au 6 octobre, il a créé une « commission permanente » (sic) chargée de mettre en valeur certaines figures historiques qualifiées de « témoins de la foi », mais qui ne peuvent pas être canonisées.

On a demandé au cardinal Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints, à qui cela pouvait bien faire allusion. Réponse :

« L’exemple qui me vient immédiatement à l’esprit est Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), un théologien et pasteur d’église luthérien qui a été tué parce qu’il s’opposait au nazisme. »

Ces « témoins de la foi » ne sont donc pas canonisés parce qu’ils ne sont pas catholiques. Il ne s’agit donc pas de témoins de la foi catholique, mais d’une foi indistincte. Dans le cas de Bonhoeffer il s’agit encore plus ou moins de foi chrétienne, mais on suppose qu’on ne s’arrêtera pas là. Un de ces jours, ce qui reste de la chrétienté va apprendre qu’il faut honorer des « témoins de la foi »… musulmane, par exemple. Ou athée, après tout…

L’Eglise LGBT

L’exposition à la cathédrale de Liège, dans le sillage de « l’année Amoris Laetitia », de photographies de soi-disant « familles homoparentales » n’a semble-t-il pas suscité une grande émotion chez les « fidèles » d’outre-Quiévrain. En tout cas il a fallu attendre le 7 octobre pour que quelqu’un l’évoque en France, à savoir l’abbé Pagès, alors que l’exposition a débuté le 21 septembre et qu’elle avait donc été annoncée bien plus tôt.

Or c’était clairement annoncé : parmi les très diverses formes de familles photographiées il y avait « des familles où les enfants ont deux mamans ou deux papas. » Où le diocèse de Liège ajoute un double mensonge à l’abomination. Car il n’est évidemment pas vrai que ces pauvres enfants aient « deux mamans ou deux papas ».

Ce qui a fait scandale, en fait, c’est que quelqu’un ait écrit sur les photos en question : « Le modèle de la famille c’est un homme une femme ensemble ils donnent la vie. » Le diocèse a publié un long communiqué d’indignation devant ce « vandalisme », cet « acte homophobe », cette « violence », cet « acte de malveillance »… Et le diocèse sera bien sûr aux côtés du photographe, qui a déposé une plainte à la police « pour vandalisme avec circonstance aggravante d’homophobie ».

C’est donc en permanence que « l’Eglise catholique » montre qu’elle est devenue une organisation d’accompagnement convivial de la décadence occidentale jusqu’au plus profond de sa turpitude. C’était hélas ce qui était programmé en filigrane par Gaudium et Spes et par les discours de Paul VI (et l’on célèbre les 60 ans du concile « qui a ouvert l’Eglise à la modernité », comme titre Le Monde).

En permanence, et partout. Le diocèse de Saint-Denis a publié une vidéo de la procession d’entrée de la messe de saint Denis, hier. Où l’on voit que la parité et la diversité sont respectées chez les servants d’autel et chez les « lecteurs » (mais les thuriféraires sont deux filles, une noire et une blanche), et plusieurs prêtres affublés d’une étrange étole rouge, souvent en bandoulière, ornée du drapeau LGBT… Le tout sur fond de chant niais avec grattage frénétique de guitares…

L’autodestruction

Une nouvelle étape a été franchie dans l’autodestruction de l’Eglise ex-catholique, avec l’approbation par le pape de la « Conférence ecclésiale de l’Amazonie » (CEAMA).

Cette approbation a été révélée par le président de la chose, le cardinal (jésuite, bien sûr) Pedro Barreto Jimeno.

L’organisme désormais officiellement reconnu « regroupe des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses et des fidèles laïcs des neuf pays de la région amazonienne », à savoir le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Venezuela, le Suriname, la Guyane et la Guyane française. « C’est le premier de ce genre dans l’histoire de l’Église », s’enthousiasme Pedro, et « le premier fruit concret du synode amazonien ». La CEAMA, dit-il, peut être comparée « à la petite graine de moutarde qui pousse peu à peu et étend ses branches pour accueillir toute l’Église universelle ».

Il prédit en effet que dans les années à venir, « les conférences épiscopales devront se transformer en conférences ecclésiales ». Il pense que les futurs synodes seront des « synodes ecclésiaux », comme l’indique le fait que Predicate Evangelium, la constitution pour la réforme de la Curie romaine, a stratégiquement abandonné l’expression « des évêques » : il ne s’agit plus du « Secrétariat général du Synode des évêques », mais du « Secrétariat général du Synode ».

Pedro prétend que c’est une application concrète et directe du concile Vatican II. Alors que c’est à l’évidence en totale contradiction avec Vatican II, le concile qui a enfin défini la sacramentalité de l’épiscopat. Et naturellement contraire à toute la tradition de l’Eglise.

Alors qu’on parle sans cesse d’œcuménisme, le fossé ne cesse de s’élargir avec les Eglises orthodoxes. Ou plutôt avec la véritable Eglise catholique.

Ci-après une traduction intégrale (automatique via DeepL) de l’article de la revue jésuite américaine qui détaille l’affaire sous le titre : « Pour la première fois dans l’histoire, le pape François approuve la création d’une « conférence ecclésiale » avec des laïcs au lieu d’un organe de direction réservé aux évêques ».

Nous vivons un « kairos », un temps propice de Dieu dans l’histoire de l’Église », a déclaré le cardinal Pedro Barreto Jimeno, S.J., à America dans une interview exclusive à Rome le 6 septembre, dans laquelle il a révélé pour la première fois que le pape François a approuvé le statut de la Conférence ecclésiale de l’Amazonie (CEAMA), lui donnant une reconnaissance formelle dans l’Église.

Le cardinal Barreto, 78 ans, archevêque de Huancayo, dans les Andes centrales du Pérou, a été élu président de la conférence amazonienne le 27 mars, succédant au cardinal Claudio Hummes du Brésil, qui a démissionné pour des raisons de santé et est décédé depuis.

S’exprimant en espagnol, il a expliqué que l’organisme désormais officiellement reconnu « regroupe des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses et des fidèles laïcs des neuf pays de la région amazonienne », à savoir le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Venezuela, le Suriname, la Guyane et la Guyane française. (Une conférence épiscopale, en revanche, ne comprend que les évêques d’un certain territoire). « C’est le premier de ce genre dans l’histoire de l’Église », a-t-il déclaré, et « le premier fruit concret du synode amazonien ». Le cardinal était l’un des trois présidents-délégués de ce synode.

La CEAMA, a-t-il dit, peut être comparée « à la petite graine de moutarde qui pousse peu à peu et étend ses branches pour accueillir toute l’Église universelle ». Il s’attend à ce que des conférences ecclésiales similaires voient le jour sur d’autres continents dans les années à venir, notamment en Afrique et en Asie, car les évêques de ces continents ont déjà montré un grand intérêt pour les développements structurels dans la région amazonienne.

Il a prédit que dans les années à venir, « les conférences épiscopales devront se transformer en conférences ecclésiales ». Il pense que les futurs synodes seront des « synodes ecclésiaux », comme l’indique le fait que « Predicate Evangelium », la constitution pour la réforme de la Curie romaine, a stratégiquement abandonné l’expression « des évêques ». Il ne s’agit plus du « Secrétariat général du Synode des évêques », mais du « Secrétariat général du Synode ».

Le jésuite péruvien a rappelé que le document final du synode sur l’Amazonie a été « approuvé par le pape. » Il y a vu « une révolution dans l’église » car auparavant, chaque synode présentait ses recommandations ou propositions (généralement une cinquantaine) au pape, qui les intégrait dans son exhortation post-synodale.

Le pape François, cependant, n’a pas suivi ce modèle pour le synode sur l’Amazonie ; au lieu de cela, il a présenté le document final du synode à l’ensemble de l’église lorsqu’il a publié son exhortation « Querida Amazonia », en disant : « J’ai préféré ne pas citer le document final dans cette exhortation parce que je voudrais encourager tout le monde à le lire dans son intégralité. »

Le Cardinal Barreto a déclaré que ce document final soulignait la nécessité d’un nouvel organe ecclésial pour promouvoir la synodalité et façonner une église avec « un visage amazonien », tout en cherchant de nouvelles voies pour l’évangélisation et pour une écologie intégrale. La nouvelle conférence ecclésiale de l’Amazonie est cet organisme.

Elle a été officiellement créée le 29 juin 2020, en tant qu' »instrument efficace » pour mettre en œuvre les propositions issues du Synode sur l’Amazonie de 2019 et pour donner vie aux « quatre grands rêves » pour la région exprimés par le pape François dans « Querida Amazonia », son exhortation post-synodale.

Le cardinal Barreto a déclaré qu’en choisissant le titre « Querida Amazonia » pour son exhortation post-synodale, le pape François « mettait un nom sur une créature qui est un biome dans lequel vivent 30 millions de personnes et trois millions de communautés de peuples indigènes ». Le choix du nom, a-t-il dit, « indique une attitude de l’église, qui correspond aussi au désir des peuples indigènes, que l’église soit une alliée de ces peuples qui, historiquement, n’ont été que battus dans leur vie et souffrent aujourd’hui de la déforestation et de l’exploitation des ressources de leurs terres. »

Il a cité comme exemple de leur souffrance le fait que, bien que le Brésil possède 63 % du territoire amazonien, il a une population de peuples indigènes inférieure à celle des huit autres pays de la région qui représentent 45 % du territoire. Selon lui, « cela montre que les peuples indigènes ont historiquement subi un génocide au Brésil et dans d’autres pays comme le Pérou. »

« ‘Querida Amazonia’, a-t-il dit, « manifeste le désir du pape François de chercher de nouveaux chemins pour l’église et de nouveaux chemins pour une écologie intégrale. »

« J’ai été frappé par le fait que, tout en étant un synode pour l’Amazonie, il a tracé de nouveaux chemins pour toute l’église, et pas seulement pour l’Amazonie », a-t-il ajouté. « Par conséquent, le pape pensait à l’église universelle, mais en partant de la périphérie existentielle de la culture de l’Amazonie. »

Le cardinal voit « une relation » entre « Querida Amazonia », le document final du synode et le corps ecclésial nouvellement reconnu : « On pourrait dire que la Conférence ecclésiale d’Amazonie est le meilleur cadeau que le pape François a fait non seulement à l’Amazonie mais aussi à l’église universelle. Pourquoi ? Parce que jusqu’à présent, il y avait des conférences épiscopales, mais la conférence ecclésiale d’Amazonie est la première [de ce type] dans l’histoire de l’Église.

« La différence est immense, car jusqu’à présent, l’Église a réuni des évêques et des cardinaux dans des conférences [épiscopales] de différents pays, et même dans des organismes comme le CELAM [Conférence des évêques d’Amérique latine], alors que la conférence ecclésiale… est centrée sur le peuple de Dieu, conformément au Concile Vatican II », a-t-il expliqué.

Il a rappelé que le deuxième chapitre de la Constitution dogmatique sur l’Église de Vatican II, « Lumen Gentium », est consacré au « peuple de Dieu », tandis que son troisième chapitre parle des « évêques au service du peuple de Jésus ». Le cardinal Barreto a rappelé que « le concile Vatican II a vu l’irruption de l’Esprit Saint dans le renouveau de l’Église universelle. »

A la question de savoir si le nouvel organisme amazonien pouvait être considéré comme « l’une des grandes nouveautés de ce pontificat », le cardinal a souligné que « ce n’est pas quelque chose de nouveau de la part de François ; cela découle vraiment du concile Vatican II », et « François met en œuvre ce concile. »

Cette conférence ecclésiale est « très liée au REPAM, le Réseau ecclésial pan-amazonien », un réseau pour la région amazonienne créé en 2014 pour répondre aux graves préoccupations du pape et de l’église concernant les profondes blessures de la région et de ses peuples.

Il a rappelé que « le REPAM comprend une unité qui se concentre sur les droits de l’homme dans le territoire amazonien et rend compte rapidement aux Nations unies, à l’Organisation des États américains et à la Commission interaméricaine des droits de l’homme lorsque ces droits sont violés, faisant ainsi entendre la voix de la région. »

Un autre développement significatif sera la création d’une université catholique amazonienne, grâce à une fondation établie par l’université catholique de Quito mais indépendante de celle-ci, a-t-il précisé. Cette nouvelle université est importante en raison de la faible participation des étudiants des communautés indigènes à l’enseignement supérieur ; à peine 3,2 % d’entre eux étudient actuellement à l’université.

Le cardinal a expliqué que la conférence est en train de développer un rite amazonien, comme l’a demandé le synode, et qu’elle réfléchit aux « expériences avec les rites, les expressions liturgiques et la spiritualité amazoniens ». Il a révélé qu’au cours de cette visite à Rome, il s’est rendu, avec d’autres membres de la direction de la conférence, au Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements le 1er septembre.

« Nous sommes dans un processus de dialogue avec le dicastère du culte divin et avec le cardinal [Arthur] Roche, et c’est la toute première fois que nous avons pu dialoguer avec ce dicastère de manière fraternelle, dans une attitude d’écoute », a-t-il déclaré.

Le cardinal péruvien a souligné que « dès le début, l’Église a cherché à inculturer l’Évangile de toutes les manières possibles, et le pape François a clairement affirmé que cela devait être fait. » Le cardinal a rappelé que Matteo Ricci (1552-1610), le missionnaire jésuite d’origine italienne en Chine, est celui qui s’est vraiment engagé sur la voie de l’inculturation, mais le « centralisme romain » a rapidement bloqué cet effort par sa décision sur la question des rites chinois, avec des conséquences que nous voyons encore aujourd’hui.

Il a toutefois exprimé sa joie de constater qu’une mentalité différente prévaut désormais à Rome, au Dicastère du culte divin, où « nous avons fait une expérience d’accueil, d’écoute et d’accompagnement ». Par conséquent, a-t-il dit, « nous sommes sur un bon chemin, nous avons commencé un dialogue et nous ne faisons pas cavalier seul. » Il a exprimé sa gratitude aux évêques du dicastère.

Il a révélé que les membres de la conférence d’Amazonie « discutent également de la question des ministères… de leur service dans l’église et, plus spécifiquement, du ministère des femmes et du service que les femmes rendent déjà en Amazonie ». Il a rapporté « qu’en Amazonie, mais aussi en dehors de la région, les femmes religieuses célèbrent des baptêmes, des mariages, des liturgies et certaines entendent même les confessions des personnes qui leur confient des problèmes personnels, bien qu’elles ne puissent pas donner l’absolution [sacramentelle]. »

Il a rappelé que la CLAR – acronyme de la conférence latino-américaine des femmes et des hommes religieux – est l’une des entités fondatrices de la nouvelle conférence ecclésiale et du REPAM.

« Grâce à cela, nous découvrons les figures très importantes des femmes indigènes… et les rôles qu’elles jouent dans les communautés. » Il a mentionné, par exemple, que la direction du REPAM est composée d’un président et de trois vice-présidents, et que deux de ces derniers sont des femmes, dont une femme indigène. De même, la direction de la conférence ecclésiale d’Amazonie est composée d’un président et de quatre vice-présidents, dont un laïc, une religieuse et une indigène.

Le cardinal Barreto a révélé que le dicastère des évêques s’est d’abord senti déconcerté par le nouveau groupe ecclésial. « Ils ne savaient pas comment se comporter avec la Conférence ecclésiale de l’Amazonie », a-t-il dit. Mais ensuite, le cardinal Marc Ouellet, chef du dicastère, a écrit une lettre au cardinal Hummes, président de la conférence amazonienne, « communiquant l’approbation canonique de la CEAMA mais nous demandant en même temps de modifier le statut ». Le statut révisé, qui souligne mieux la nature ecclésiale de la conférence, a été approuvé et ratifié par le pape François et « sera publié dans les prochains jours », a déclaré le cardinal.     

Il a conclu l’interview par ces mots : « Nous vivons un moment très spécial de la grâce de Dieu. C’est un temps d’espoir au milieu d’une humanité désespérée et sans but. »

L’Eglise LGBT

Ceci a été trouvé sur la page Facebook officielle du « synode sur la synodalité »:

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On y voit une femme en ornements sacerdotaux, à côté d’un militant LGBT.

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Les banderoles disent:

Nous sommes les jeunes de l’avenir et l’avenir c’est maintenant. Animez cette mission florissante qui est plus grande que chacun d’entre nous. Nous souhaitons faire partie de conseils consultatifs pour prendre des décisions.

Dans le même genre, il y a aussi :

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Quelques autres horreurs ici, dont ceci:

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A gauche, « musulmane », à droite, « queer », dans le « grand groupe du synode avec l’archevêque ».

Ce sont des documents sur lesquels travaillent les « experts » du synode. Lesquels sont fiers de montrer une table qui est une sorte d’autel pour leur « préparation spirituelle ».

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La préparation spirituelle des experts mondiaux du synode sur la synodalité :

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(Malheureusement tout cela est vrai.)

Le pape LGBT

François a reçu hier quelque 600 salariés de Deloitte Global, entreprise britannique devenue mondiale d’audit et de conseil. Dans son discours, aucune mention de Dieu ni du christianisme. Mais un appel à un « nouveau paradigme centré sur l’inclusion, la sobriété, le soin et le bien-être » (sic), pour que les employés de Deloitte deviennent des « consultants intégraux de façon à coopérer à la réorientation de notre façon de vivre sur notre planète qui a été endommagée tant en termes de climat que d’inégalité ».

L’inclusion, à Deloitte, on connaît. L’entreprise mène une campagne intense de promotion de l’idéologie LGBT. Elle est même à l’origine du programme #QueerAllYear qui a pour but de remédier au manque d’attention à la communauté LGBT en dehors du « mois des fiertés ». Sic. Deloitte fête en grandes pompes le « mois des fiertés ». « Mais qu’en est-il du reste de l’année ? Lorsque les confettis sont balayés et les drapeaux rangés, comment pouvons-nous continuer à aider nos amis, notre famille et nos collègues LGBT+ à se sentir vus, appréciés et inclus ? »

D’où la nécessité d’une campagne permanente de promotion LGBT : « La fierté n’est pas quelque chose que nous montrons seulement une fois par an chez Deloitte – elle fait partie de notre culture, permettant à chacun d’apporter tout son être au travail chaque jour. »

« LBGT+ Inclusion », c’est donc la première chose que l’on voit sur la page d’accueil du site Deloitte, à côté de la déclaration de Deloitte de « soutien sans équivoque au peuple d’Ukraine », et au-dessus de l’engagement à défendre la planète.

François n’a pas fait la moindre allusion à l’engagement LGBT de Deloitte, qui est pourtant spectaculaire, encore moins à l’enseignement de l’Eglise sur la question, mais il en a appelé à davantage d’inclusion…

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Super Müller

Le cardinal Gerhard Müller avait préparé une intervention pour le récent consistoire. Mais il n’a pas pu la prononcer puisque François avait interdit aux cardinaux de parler.

Mais bien sûr le cardinal Müller a fait connaître le texte de ce qu’il n’a pas eu le droit de dire, et ça décoiffe…

Et bien sûr cela était en rapport avec la fameuse invention de François de pouvoir nommer des laïcs à la tête des dicastères romains.

Extraits :

« Ce n’est pas un progrès dans l’ecclésiologie, mais une contradiction flagrante avec ses principes fondamentaux, si toute juridiction dans l’Église est déduite de la primauté juridictionnelle du pape. Aussi le grand verbiage du ministère, de la synodalité et de la subsidiarité ne peut dissimuler la régression vers une conception théocratique de la papauté. « Pierre agit dans l’autorité du Christ en tant que son vicaire. Son autorité pour lier et délier n’est pas une participation à la toute-puissance de Dieu. L’autorité apostolique du pape et des évêques n’est pas de leur propre droit, mais seulement un pouvoir spirituel conféré pour servir le salut des âmes par la proclamation de l’Évangile, la médiation sacramentelle de la grâce et la direction pastorale du peuple de Dieu en pèlerinage vers le but de la vie éternelle. « Le pape ne peut pas non plus conférer à un laïc de manière extra-sacramentelle – c’est-à-dire par un acte formel et juridique – le pouvoir de juridiction dans un diocèse ou dans la curie romaine, afin que les évêques ou les prêtres puissent agir en son nom. »