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Les Roumains pour la famille

La Coalition pour la famille, en Roumanie, avait annoncé en février dernier qu’elle avait recueilli plus de 2 millions de signatures (alors que 500.000 suffisaient) pour que la Constitution soit modifiée afin de préciser que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme.

La Coalition a déposé aujourd’hui au Parlement sa demande d’amendement constitutionnel, appuyée par… plus de 3 millions de signatures de personnes inscrites sur les listes électorales (dans un pays de 20 millions d’habitants).

Efficace

Dans un entretien à Elle, numéro paru hier en Ile-de-France et aujourd’hui en province, François Hollande annonce que le ministère de la Famille va devenir le ministère des Familles, afin de prendre en compte toutes les sortes de familles, à commencer par les soi-disant familles homosexuelles.

Sur certains sujets, François Hollande est d’une efficacité fulgurante. Car c’est hier même qu’il a pris le décret supprimant rétroactivement la famille de l’organigramme du gouvernement pour la remplacer par la négation de la famille. Et le décret pris hier a été publié aujourd’hui dans le Journal Officiel

C’est donc officiel : la famille n’existe plus. C’est du moins ce que prétend ce gouvernement négationniste qui ne recule devant aucun affront totalitaire à la loi naturelle.

Les Roumains pour la famille

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La Coalition pour la famille, en Roumanie, a annoncé mardi sur sa page Facebook avoir recueilli 2.164.156 signatures pour que le mariage soit défini dans la Constitution comme l’union d’un homme et d’une femme. Ce qui est un succès colossal pour cette initiative, qui a été signée par 46% des électeurs inscrits dans un département (Damboita), et 48% dans un autre (Ialomita).

La Coalition est formée de 23 associations, dont l’Association des familles catholiques de Roumanie Vladimir Ghika, Famille traditionnelle, Pro Vita Bucarest… Le comité d’initiative est composé de 16 membres, orthodoxes, catholiques, grecs-catholiques, baptistes, pentecôtistes. Le bon œcuménisme en action… L’initiative a reçu le soutien officiel du saint synode de l’Eglise orthodoxe.

Il faut collecter 500.000 signatures de personnes ayant le droit de vote, en six mois, pour obtenir un référendum. La collecte a commencé le 25 novembre dernier, après la publication de la proposition de loi au Journal Officiel. Le 29 janvier, la Coalition pour la famille annonçait avoir récolté 825.000 signatures, mais continuait la collecte pour montrer qu’il s’agissait d’un mouvement de fond.

La Coalition demande que l’article 48-1 de la Constitution soit rédigé ainsi : « La famille est fondée sur le mariage libre entre un homme et une femme, sur leur égalité et sur les droits et devoirs des parents d’assurer la croissance, l’éducation et l’instruction des enfants. »

La proposition de loi constitutionnelle doit être adoptée par une majorité des deux tiers dans les deux chambres. La révision devient définitive après un référendum organisé dans les 30 jours. C’est bien parti…

Fière décadence

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau annonce sur Twitter qu’il a « très hâte » de participer à la gay pride de Toronto.

J’ai très hâte d’y participer à nouveau, cette fois en tant que PM. #PrideTO https://t.co/EZ59pcTVg8

— Justin Trudeau (@JustinTrudeau) 22 Février 2016

Il y en a qui font remarquer :

@JustinTrudeau pic.twitter.com/Cfu68dThZi

— VenomQC (@VicRattleheadQC) 24 Février 2016


Mais le politiquement correct, c’est être à la fois pro-homo et pro-islam… Cela paraît contradictoire, mais être anti-chrétien et pro-musulman ne l’est pas…

François le reçoit cinq sur cinq

Le dernier coup de fil de François rendu public n’est pas passé inaperçu en Italie, puisqu’il a été raconté par le plus important quotidien du pays, le Corriere della sera.

François a appelé un diacre permanent du diocèse de Fossano-Cuneo, pour lui fixer un rendez-vous.

Ce diacre lui avait écrit pour lui faire part de son programme « couples dans une nouvelle union », et lui demander audience au nom de ces « couples » dont il s’occupe.

« Il serait important que la bonté et la vérité des nouvelles unions soient reconnues par l’Eglise », dit-il.

Si l’on comprend bien, elles sont déjà tacitement reconnues par le diocèse, puisque le programme est annoncé sur son site, et « en premier plan », s’il vous plaît.

Le pape et la famille

En mai 2015, lors de la Marche pour la Vie à Rome, le pape s’était contenté d’une brève allusion lors de l’Angélus. Samedi, pour la gigantesque manifestation contre la dénaturation du mariage, le pape n’a rien dit, lors de sa « toute première audience jubilaire ». Pas un mot non plus ce jour-là dans l’Osservatore Romano.

Antonio Socci, qui souligne et commente ce fait, ajoute que selon ses informations toutes les messes du début de matinée ont été annulées ce samedi à Saint-Pierre de Rome, car il n’a pas été jugé opportun que des messes soient célébrées pour les participants à cette manifestation…

On remarquera d’autre part que pour Radio Vatican, qui a quand même daigné en dire un mot, il y a eu « des dizaines de milliers de personnes » à cette manifestation : comme pour l’AFP et tous les médias qui veulent en minimiser l’importance.

Alors que la police italienne (aux ordres du pouvoir qui veut faire voter la dénaturation du mariage) a annoncé 300.000 manifestants et que plusieurs médias donnent le chiffre d’un million, ou près d’un million.

Un de moins

Le centre de Planning dit par antiphrase « familial » de Bayonne a fermé, par « manque de bénévoles ». (Puisqu’on n’y fait que la promotion de la contraception et de l’avortement, il s’agit d’une institution clairement anti-familiale.)

Cette bonne nouvelle ne figure que dans un discret article de Sud Ouest, heureusement répercuté par le Salon Beige qui ajoute : « Si le Planning familial perdure ailleurs, c’est souvent parce que l’association est généreusement subventionnée par les pouvoirs publics. Qu’en serait-il si demain l’Etat coupait toute subvention ? »

Le cardinal Burke et la nullité

Dans la grande interview du cardinal Raymond Burke publiée par le Wanderer, il y a une condamnation claire et ferme (sans que le mot soit employé, évidemment), de la réforme de la procédure des déclarations de nullité de mariage édictée par François. Or le cardinal Burke était le préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, la plus haute autorité juridique du Saint-Siège, avant d’être viré par François.

Merci à Benoît et moi de nous en donner la traduction.

De fil en aiguille

L’acharnement de la clique bergoglienne à valoriser les « unions de fait » quelles qu’elles soient, homosexuelles ou adultères, et à commencer l’opération de démolition par l’autorisation de la communion aux divorcés civilement remariés, va montrer à quel point l’enseignement de saint Jean-Paul II était important et crucial pour notre temps. L’épiscopat polonais, en pointe dans la résistance, ne s’y est pas trompé. Il est regrettable que de nombreux autres évêques, même de bonne volonté et de bonne doctrine, ne connaissent pas cet enseignement. Non seulement celui des encycliques sur la vie, mais aussi sur la « théologie du corps », où Jean-Paul II évoque le sacrement de mariage, non pas selon la théologie thomisto-tridentine aggravée par le jansénisme comme le dernier sacrement, celui qui n’existe en quelque sorte que pour légaliser les ébats conjugaux nécessaires à la procréation de nouveaux membres de l’Eglise, mais comme le « sacrement primordial ». Primordial parce que institué par Dieu au paradis de l’origine. Le sacrement de la communion entre deux personnes créées à l’image de Dieu et en communion avec l’union des Trois Personnes. Le « prototype » des sacrements de la Nouvelle Alliance, dit aussi Jean-Paul II.

C’est pourquoi toucher au sacrement de mariage fait écrouler tout l’édifice, et c’est pourquoi les ennemis de la foi ont choisi de s’attaquer au mariage, avec un incroyable luxe de moyens : deux synodes et une « année de la miséricorde ».

Une fois que l’on aura porté atteinte au sacrement de mariage, le reste suivra. Car si l’on pense que les adultères (puis les paires homosexuelles) peuvent communier, c’est qu’on ne croit plus en l’eucharistie, en la réalité de l’eucharistie, la présence concrète de Jésus-Christ Fils de Dieu, mais en une communion qui est la célébration du vivre ensemble, d’où personne ne peut être exclu. Si l’on ne croit plus en l’eucharistie on ne croit plus au sacerdoce : le prêtre est un animateur de l’assemblée. Si on ne croit plus à cela, on ne croit plus au baptême, qui devient simplement un rite d’admission dans la communauté.

Mais ce qui est le plus terrifiant dans ce constat, c’est que nous en sommes déjà là, et depuis longtemps. Et c’est parce que les ennemis de la foi ont réussi à détruire ainsi les sacrements, dans les faits, qu’on peut maintenant passer à l’étape suivante : les détruire en droit, par l’autorité de l’Eglise. En commençant par ce que l’on présentera comme une simple mesure de compassion, de miséricorde, d’humanité : permettre aux divorcés de communier.

Or c’est urgent, parce que Jean-Paul II puis Benoît XVI avaient commencé, peu à peu, tant bien que mal ou tant mal que bien, à modifier la donne et à rétablir la doctrine de la foi. C’est cette urgence qui unissait la mafia de Saint-Gall, c’est cette urgence qui montre de vieux cardinaux comme Danneels et Kasper déployer une énergie colossale pour arriver à leurs fins alors qu’ils devraient couler une paisible et pieuse retraite.

(Cette réflexion m’est venue en lisant ce texte du P. Ray Blake traduit par Benoît et moi. Sur la « théologie du corps », voir ma conférence sur Jean-Paul II et l’idéologie du genre.)

Ben voilà…

François a téléphoné à Scalfari. Notamment pour lui expliquer le synode :

La différence d’opinions entre les évêques fait partie de la modernité de l’Eglise et des différentes sociétés dans de telles œuvres, mais l’intention est commune et pour ce qui regarde l’admission des divorcés aux Sacrements elle confirme que ce principe a été accepté par le Synode. C’est cela, le résultat de fond, l’évaluation de fait sera confiée aux confesseurs, mais à la fin des parcours, qu’ils soient plus rapides ou plus lents, tous les divorcés qui le demanderont seront admis.

Comme ça c’est clair. Le démenti de Pravda-Lombardi, s’il vient, risque de l’être moins…

Addendum

Il n’y aura pas de démenti officiel, dit Pravda Lombardi, parce que « ceux qui ont suivi les événements antérieurs et qui travaillent en Italie connaissent la manière d’écrire de Scalfari et sont bien au courant de ces choses ».

Voir le commentaire de Jeanne Smits. Rien à ajouter.