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Condoléances

Toutes mes condoléances aux fidèles, prêtres, moines, du diocèse d’Avignon… qui apprennent aujourd’hui que leur nouvel archevêque est le sinistre Mgr Fonlupt… Après Mgr Cattenoz, c’est particulièrement rude…

(Entre autres exploits, Mgr Fonlupt est l’évêque qui a fait tronçonner un calvaire au centre de Rodez, comme une vulgaire femen.)

Evidemment

François s’est fendu d’une longue bafouille à son ami Marx pour lui dire, in fine, qu’il rejetait sa « démission » et qu’il confirmait sa mission…

Ce qui est le plus ignoble dans cette lettre est la façon dont François ose assimiler Marx au Christ lui-même.

Dès le premier paragraphe :

Tout d’abord, merci pour votre courage. C’est un courage chrétien qui n’a pas peur de la croix, qui n’a pas peur d’être humilié face à la formidable réalité du péché. C’est ce que le Seigneur a fait (Ph 2,5-8). C’est une grâce que le Seigneur vous a donnée et je vois que vous voulez la relever et la garder pour qu’elle porte du fruit. Merci.

Et plus loin il y a :

Le Seigneur n’a jamais accepté de faire « la réforme » (permettez-moi l’expression) ni avec le pharisien, ni avec le sadducéen, ni avec le zélote, ni avec l’essénien. Il l’a fait avec sa vie, avec son histoire, avec sa chair sur la croix. Et c’est la voie que vous avez vous-même, cher frère, assumée en présentant votre renoncement.

A Dijon

En raison des multiples réactions après l’annonce de l’expulsion de la Fraternité Saint-Pierre de Dijon, le diocèse a fini par pondre un communiqué, qui appelle l’expulsion une « mutation », rappelle que des prêtres diocésains célébreront la messe de saint Pie V, et ajoute :

Pour tous les autres services pastoraux, comme la catéchèse, le patronage, le scoutisme et les autres activités apostoliques, les familles qui le désirent trouveront le meilleur accueil auprès des paroisses locales de Saint Bernard de Fontaine et de Saint Bernard de Dijon, ou de toute autre paroisse du diocèse.

C’est tout le mépris des fidèles et des familles qui s’exprime ici, et bien sûr aussi le mépris de Benoît XVI.

Rien n’a donc changé à Dijon depuis les années 70…

Une pétition est en ligne.

Marx démissionne

Le cardinal Reinhard Marx présente au pape sa démission du siège de Munich, et rend sa lettre publique.

« Fondamentalement, il s’agit pour moi d’assumer une coresponsabilité par rapport à la catastrophe des abus sexuels perpétrés par des représentants de l’Église au cours des dernières décennies. » Et il pointe du doigt « certains représentants de l’Eglise » qui « rejettent toute forme de réforme et d’innovation concernant la crise liée aux abus sexuels ».

Il me paraît évident qu’il y a autre chose. Mais je ne sais pas du tout quoi.

Pour l’heure il reste archevêque de Munich jusqu’à ce que le pape prenne une décision.

Summorum Pontificum

• Jeanne Smits a fait le point sur ce que l’on sait des manigances de François contre le motu proprio Summorum Pontificum.

• Shawn Tribe, fondateur du site New Liturgical Movement et du Liturgical Arts Journal, a créé une page Facebook intitulée « Preservation of Summorum Pontificum & Access to the Ancient Latin Rites ».

• On apprend sur cette page que la messe traditionnelle est supprimée à l’église paroissiale du Sacré-Cœur, au centre de Conroe, dans le Texas, et que ceux qui veulent cette messe n’ont qu’à aller à la Fraternité Saint-Pierre, au nord-est de Houston : c’est à plus de 50 km…

• On apprend chez nous que la Fraternité Saint-Pierre est chassée de la basilique Saint-Bernard de Dijon par Mgr Minnerath. Une page Facebook de soutien aux prêtres et aux fidèles a été créée.

Il s’appelle Roche

Le cardinal Sarah a été remplacé par Mgr Arthur Roche comme préfet de la Congrégation pour le Culte divin. A priori ce n’est guère important, dans la mesure où Mgr Roche était déjà le secrétaire de la congrégation, et que celle-ci ne faisait déjà plus qu’exécuter les ordres de François.

Toutefois c’est un pas de plus dans le mauvais sens. Parce que Mgr Roche est connu comme un adversaire résolu de la messe traditionnelle et un opposant au motu proprio Summorum Pontificum. Quand il était évêque de Leeds, il avait non seulement osé affirmer qu’avec le motu proprio les prêtres doivent toujours demander la permission à l’évêque et que celui-ci a toujours le pouvoir de bloquer la messe traditionnelle, mais c’est lui qui avait rédigé le commentaire de Summorum Pontificum et les directives aux évêques britanniques. Texte sur lequel s’appuyait le cardinal Murphy O’Connor, primat d’Angleterre puis membre éminent de la mafia de Saint-Gall, pour affirmer que les évêques pouvaient s’opposer à ce que les prêtres célèbrent l’ancienne messe.

En outre, cette nomination tombe au moment où selon des rumeurs concordantes le pape a annoncé aux évêques italiens qu’il avait étudié le troisième projet de texte visant à modifier Summorum Pontificum. Ce n’est pas une surprise dans la mesure où son enquête mondiale sur l’application du motu proprio laissait évidemment entendre qu’il y aurait ensuite un texte. Et forcément un mauvais texte. Il paraît que le point principal est qu’un prêtre qui veut célébrer selon la « forme extraordinaire » devrait demander l’autorisation à son évêque. Ce serait donc une abolition de Summorum Pontificum et le retour à la situation précédente, avec des catholiques de seconde zone.

En Chine

Le 20 mai, dix prêtres et dix séminaristes de Shaheqiao (Xinxiang, Hebei) ont été arrêtés. Le séminaire a été fermé et le lendemain, ce fut au tour de l’évêque, Mgr Zhang Weizhu. C’est donc la préfecture apostolique de Xinxiang, non reconnue par les communistes, qui est quasiment supprimée.

La police pense que d’autres séminaristes ont pris la fuite, et elle fouille les maisons une par une. Tout ce qui est chrétien est saisi et détruit.

L’évêque (qui a déjà passé de nombreuses années en prison), les prêtres et les séminaristes, désignés comme « criminels », ont été internés dans un hôtel, et ils ont aussitôt été soumis à une première « session politique » pour leur apprendre que tout chrétien doit obéir aux nouvelles directives et que tout prêtre doit faire partie de l’Eglise officielle.

Le 23 mai, François, prenant prétexte de la célébration ce lundi de la fête de Marie auxiliatrice patronne de la Chine, a demandé de prier pour l’unité des catholiques chinois. C’est à hurler :

Comme il est bon et nécessaire que les membres d’une famille et d’une communauté chrétienne soient toujours plus unis dans l’amour et la foi ! Ainsi, parents et enfants, grands-parents et enfants, pasteurs et fidèles peuvent suivre l’exemple des premiers disciples qui, à la solennité de la Pentecôte, étaient unanimes dans la prière avec Marie dans l’attente du Saint-Esprit. C’est pourquoi je vous invite à accompagner d’une prière fervente les fidèles chrétiens de Chine, nos très chers frères et sœurs, que je tiens au plus profond de mon cœur. Que le Saint-Esprit, protagoniste de la mission de l’Église dans le monde, les guide et les aide à être porteurs de la bonne nouvelle, témoins de bonté et de charité et bâtisseurs de justice et de paix dans leur patrie.

Pas un mot, évidemment, sur ceux qui ont été arrêtés : ce sont eux qui troublent l’unité. Communiste.

Eglise de Chine : un nouveau scandale

Le 11 mai, Mgr Guo Jincai a procédé à trois ordinations sacerdotales pour le diocèse de Zhangjiakou.

Mais le diocèse de Zhangjiakou n’existe pas. C’est une création du régime communiste (en 1980). En 2019 encore, et après la signature de l’accord entre François et les communistes, le cardinal Filoni rappelait que Rome ne reconnait pas le soi-disant diocèse de Zhangjiakou.

Mgr Guo Jincai est l’un des évêques dont François a levé l’excommunication, l’un des deux qu’il avait invités au synode sur la jeunesse. Il est évêque de Chengde, diocèse communiste devenu diocèse catholique par magie pontificale. Pour ordonner des prêtres sur le territoire de ce qui est le véritable diocèse catholique de Xuanhua, Mgr Guo Jincai aurait dû avoir la permission de l’évêque de Xuanhua. Lequel est théoriquement Mgr Thomas Zhao Kexun, qui a 97 ans et qui vit caché (s’il est vivant) depuis la mort de l’évêque précédent en 2007. L’évêque opérationnel est son coadjuteur Mgr Cui Tai, quand il est libre, mais actuellement il est une fois de plus détenu par la police dans un lieu secret, depuis le 19 juin 2020.

Le vicaire général du diocèse a publié une déclaration indiquant que les trois personnes ordonnées n’ont pas le droit d’exercer leur ministère et que les sacrements de pénitence, de confirmation et de mariage qu’ils administreraient seraient invalides.

Mais quelle est l’autorité d’un vicaire général ?

A Rome on ne dit rien…

Le Vatican dit « pro-choice »

Michael Haynes relève dans LifeSiteNews que pour la première fois un document du Vatican, et en l’occurrence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, utilise l’expression « pro-choice » pour qualifier les partisans du droit à l’avortement, comme ils se qualifient eux-mêmes, comme s’il pouvait y avoir un choix entre tuer et ne pas tuer un bébé.

Il s’agit de la lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, signée de son préfet le cardinal Ladaria, le 7 mai dernier, au président de la conférence des évêques américains, Mgr Jose Gomez, destinée à définir la politique à adopter face à un gouvernement acquis à la culture de mort, et spécifiquement aux personnalités politiques catholiques militantes de la culture de mort.

L’expression « pro-choice » est utilisée quatre fois dans cette lettre de trois pages. Deux fois « pro-choice politicians », une fois « pro-choice legislation », une fois « pro-choice position ».

Naturellement, quand même, c’est pour rappeler que la doctrine catholique est totalement opposée à l’avortement. Le cardinal Ladaria propose aux évêques américains un « dialogue » en « deux étapes » : la première étape entre les évêques eux-mêmes « afin qu’ils conviennent en tant que conférence que le soutien d’une législation pro-choix n’est pas compatible avec la doctrine catholique ».

On se demande en quoi il faut un « dialogue » pour aboutir à cette évidence…

Mais ce qui est inquiétant est de voir le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi utiliser le vocabulaire de l’Adversaire. Michael Haynes rappelle opportunément que Jean-Paul II dans son encyclique Evangelium vitae a martelé que le seul choix possible est le « choix inconditionnel pour la vie ». Il est donc impossible pour un catholique de désigner les partisans de l’avortement du nom qu’ils se donnent.

Cela me fait penser à un autre vocabulaire, qui est depuis longtemps admis et utilisé par le Vatican (comme par LifeSite et par quasiment tout le monde), alors qu’il est également inadmissible : ce sont les mots homosexuel et hétérosexuel.

Rappelons brièvement que les mots « homosexuel » et « homosexualité » ont été inventés en 1868 par un inverti hongrois pour légitimer les rapports sexuels contre-nature. Le même inverti a également inventé les mots « hétérosexuel » et « hétérosexualité » (alors qu’il avait d’abord utilisé « normalsexuel »), afin de bien montrer qu’il y a deux façons moralement équivalentes (indifférentes) d’avoir des rapports sexuels : homo et hétéro. Il est bien évident que le fait d’utiliser ces mots (certes devenus si commodes) avalise implicitement l’idéologie LGBT. Et conduit immanquablement à la reconnaissance du « mariage homosexuel ». C’est ce qu’on voit actuellement monter dans l’Eglise. Or il est clairement plus grave encore d’admettre l’expression « pro-choice » et de l’utiliser comme si elle décrivait simplement une attitude parmi d’autres.