Un avocat d’affaires brésilien, Ottavio Demasi, a lancé une pétition pour que le Saint-Père célèbre publiquement une messe selon le missel de 1962.
Catégorie : Benoît XVI
Heureux pays, quand même…
Le pape à Frascati (ça n’avait rien d’une visite officielle), au début de son homélie :
« Je salue votre pasteur, Mgr Raffaello Martinelli, et le maire de Frascati (…). Je suis heureux de saluer le Ministre, les Présidents de la Région et de la Province, le Maire de Rome, les autres maires présents et toutes les distinguées Autorités. »
Amos et Benoît XVI
Extrait de l’homélie de Benoît XVI à Frascati :
« Amos prêche avec une grande énergie contre les injustices, dénonçant surtout les abus des rois et des notables, abus qui offensent le Seigneur, et rendent vains les actes de culte. Alors Amatsia, prêtre de Béthel, ordonne à Amos d’abandonner. Il répond que ce n’est pas lui qui a choisi cette mission, mais le Seigneur qui a fait de lui un prophète et l’a envoyé là, dans le royaume d’Israël. Par conséquent, qu’il soit accepté ou rejeté, il continuera à prophétiser, à prêcher ce que Dieu dit et non pas ce que les gens veulent entendre. Et cela reste le mandat de l’Eglise: elle ne prêche pas ce que veulent s’entendre dire les puissants. Son critère est la vérité et la justice, même si c’est contre les applaudissements et contre la puissance humaine. »
450e anniversaire de la réforme du Carmel
Benoît XVI a envoyé un message à l’évêque d’Avila (Espagne) pour le 450e anniversaire de la fondation du couvent Saint-Joseph et le début de la réforme du Carmel par sainte Thérèse de Jésus : L’anniversaire de cette réforme, « qui nous comble de joie intérieure, est né de la prière et a tendu à la prière. Par le retour à la règle primitive et l’abandon de la règle amendée, Thérèse a voulu un mode de vie favorisant la rencontre personnelle avec le Seigneur, ce pourquoi il fallait s’isoler pour le rencontrer en soi, sans s’éloigner d’un pareil visiteur ».
« Sainte Thérèse d’Avila a proposé un nouveau style de vie carmélitaine dans un monde en mutation, des temps durs comme disait cette maîtresse de spiritualité… “Le monde brûle, on veut juger le Christ et abattre son Eglise. Mes sœurs, il n’est plus temps de traiter avec Dieu de questions sans importance.” »
« Lumineux et exigeant, ce type de réflexion de la grande mystique semblait déplacé dans la société, où il résonne pourtant depuis plus de quatre siècles… La finalité de la réforme thérésienne et de sa création de monastères dans une société pauvre en valeurs spirituelles était de raviver dans la prière le zèle apostolique, de proposer une vie évangélique, un modèle de perfection, dans la conviction que toute réforme personnelle passe par la conformation au Christ… Comme au XVIe siècle, de rapides mutations induisent une prière plongée dans l’esprit apostolique, afin de manifester avec clarté le dynamisme du message rédempteur de Jésus-Christ. Il est essentiel que la parole de vie vibre harmonieusement dans les âmes… L’exemple de sainte Thérèse nous est d’un grand secours en cela. Elle évangélisa sans tiédeur et contre l’inertie au moyen de propos lumineux. Une méthode qui conserve toute sa fraîcheur dans la confusion actuelle, où les baptisés doivent raviver leur cœur dans une prière personnelle… qui contemple l’humanité absolue du Christ, seule voie d’accès à la gloire de Dieu… La force du Christ conduisit aussi la sainte d’Avila à redoubler d’initiatives en faveur du peuple chrétien, en lui faisant éprouver intimement les sentiments du Seigneur afin de vivre pleinement et radicalement l’Evangile. Ceci impliquait avant tout consentir à ce que l’Esprit fasse de nous des amis du Maître et nous configure à lui, de faire nôtres son humilité, la renonciation au superflu, de ne pas offenser l’autre et de le traiter avec simplicité et mansuétude. Ainsi peut-on trouver la joie qui naît de l’adhésion au Seigneur, sans rien placer au-dessus de son amour et en étant prêts à offrir le fruit de notre expérience. »
(VIS)
C’est Lui le signe
L’homme Jésus de Nazareth est la transparence de Dieu, en Lui Dieu habite pleinement. Et tandis que nous recherchons toujours d’autres signes, d’autres miracles, nous ne nous apercevons pas que c’est Lui le vrai Signe, Dieu fait chair, que c’est Lui le plus grand miracle de l’univers : tout l’amour de Dieu renfermé dans un cœur humain, dans un visage d’homme. Celle qui a vraiment compris cette réalité c’est la Vierge Marie, bienheureuse car elle a cru.
Benoît XVI, Angélus d’hier
Une note de Rome sur une ordination chinoise
Une nouvelle ordination épiscopale sans mandat du pape devait avoir lieu le 29 juin à Harbin en Chine. Elle a été reportée, mais l’on apprend qu’elle devrait avoir lieu vendredi prochain. La congrégation pour l’évangélisation des peuples a publié une note, rappelant qu’une telle ordination représente « une douloureuse blessure à la communion ecclésiale et une grave violation de la discipline canonique », avec pour conséquence l’excommunication latae sententiae (ipso facto) du consacré et des consécrateurs, et soulignant que l’affaire n’est pas politique mais strictement religieuse :
« Lorsqu’il concède le mandat apostolique pour l’ordination d’un Évêque, le Pape exerce sa suprême autorité spirituelle : autorité et intervention qui demeurent dans le strict domaine religieux. Il ne s’agit donc pas d’une autorité politique qui s’introduirait de manière indue dans les affaires intérieures d’un État et qui en léserait la souveraineté. »
C’est une façon de souligner que les ordinations voulues et cornaquées par les autorités chinoises sont politiques et non religieuses et qu’elles sont une ingérence dans les affaires de l’Eglise…
Le pape au Liban
A l’occasion de la signature et de la publication de l’exhortation apostolique post-synodale de l’Assemblée spéciale sur le proche et le moyen Orient, Benoît XVI effectuera un voyage apostolique au Liban du 14 au 16 septembre prochain.
L’avion papal est attendu à l’aéroport international de Beyrouth vendredi 14 à 13 h 45′ (heure locale), où le Pape prononcera son premier discours. Puis il gagnera la Basilique St.Paul de Harissa, où il signera le document et prononcera un second discours, avant de gagner sa résidence de la nonciature voisine.
Le lendemain matin, il se rendra à 10 h à Baabda, au siège de la présidence de la République, où il aura des entretiens privés successifs avec le chef de l’Etat, le président du parlement et le chef du gouvernement. Après quoi Benoît XVI rencontrera les chefs des communautés musulmanes, puis le gouvernement et les corps constitués, ainsi que le monde de la culture. Il prononcera un discours. A 13 h 30′, il rejoindra avec sa suite le patriarcat arménien catholique de Bzommar, pour déjeuner avec les patriarches et les évêques du Liban, les membres du Conseil synodal spécial pour le proche et moyen Orient. A 18 h il s’adressera à la jeunesse sur l’esplanade du patriarcat maronite de Bkerké.
Dimanche 16 septembre au Beirut City Center Waterfront, le Pape célébrera une grand messe, au cours de laquelle l’exhortation apostolique post-synodale sera distribuée. Après quoi il déjeunera à la nonciature de Harissa, puis se rendra au patriarcat syro-catholique de Charfet pour une rencontre oecuménique. A 18 h 30′ le cortège papale regagnera l’aéroport où, après avoir pris congé, il s’envolera pour Rome à 19 h (locales). L’arrivée à Rome – Ciampino est prévue à 21 h 40′ (heure de Rome).
(VIS)
L’invocation et la prosternation
Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi :
L’hymne de la Lettre aux Philippiens nous offre ici deux indications importantes pour notre prière. La première est l’invocation : « Seigneur » adressée à Jésus-Christ, assis à la droite du Père : c’est lui l’unique Seigneur de notre vie, parmi tant de « dominateurs » qui voudraient la diriger et la guider. (….) La rencontre avec le Ressuscité lui a fait comprendre que c’est lui l’unique trésor pour lequel il vaut la peine de dépenser son existence. La seconde indication est la prosternation, le fait de « plier le genou » sur la terre et dans les cieux, qui rappelle une expression du prophète Isaïe, où est indiquée l’adoration que toutes les créatures doivent à Dieu (cf. 45, 23). La génuflexion devant le Saint Sacrement ou la prière à genoux expriment justement l’attitude d’adoration devant Dieu, avec son corps. D’où l’importance d’accomplir ce geste non par habitude et rapidement, mais avec une conscience profonde. Quand nous nous mettons à genoux devant le Seigneur, nous confessons notre foi en lui, nous reconnaissons que c’est lui l’unique Seigneur de notre vie.
Chers frères et sœurs, dans notre prière, fixons notre regard sur le Crucifix, restons plus souvent en adoration devant l’Eucharistie, pour faire entrer notre vie dans l’amour de Dieu qui s’est abaissé humblement pour nous élever jusqu’à lui.
Chapelains de Sa Sainteté
Les anciens évêques anglicans Edwin Barnes, Robert Mercer et David Silk, ordonnés prêtres catholiques dans l’ordinariat Notre Dame de Walsingham, ont été élevés par le pape Benoît XVI au rang de chapelains de Sa Sainteté. Ce qui leur donne le titre de « Monseigneur ».
En un mot
« Dieu nous a élus par la foi et il a imprimé en nous le sceau de l’héritage de la gloire à venir. »
C’est le génial résumé que fait saint Jean Chrysostome du début de l’épître aux Ephésiens (1, 3-14).
Cité par Benoît XVI dans sa catéchèse d’hier.