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L’Irak américano-iranien

Tous les « démocrates » de la planète se félicitaient du résultat des élections irakiennes, où le « laïque » Iyad Allaoui, agent de la CIA débarqué en Irak avec les Américains (il avait quitté le pays en 1971), avait remporté 91 sièges, battant ainsi sur le fil la liste suivante, celle du Premier ministre sortant chiite Maliki.

Mais Maliki avait aussitôt annoncé qu’il allait constituer un bloc chiite avec la liste arrivée en troisième position, celle de l’ANI (l’Alliance nationale irakienne de Ibrahim al-Jaafari, qui regroupe le Conseil supérieur islamique d’Irak et les partisans de Moqtada Sadr, autrement dit les chiites les plus étroitement liés à l’Iran).

C’est fait. L’accord a été conclu. Ce n’est pas une surprise… Les chiites réunis ont donc une très large majorité.

Il est vraisemblable que Maliki soi remplacé à la tête du gouvernement par Jaafari. C’est sans doute la condition de l’accord. Jaafari n’a jamais pardonné à Maliki d’avoir pris sa place à la tête du pays il y a quatre ans puis de l’avoir écarté de la direction du parti Dawa. En outre, Moktada Sadr, qui contrôle 40 des 70 sièges de l’ANI, ne veut absolument pas de Maliki.

Jaafari est un chiite pur et dur de Kerbala, s’inscrivant clairement dans l’orbite iranienne.