
Du 19 au 23 avril, le « BDA » de Sciences Po Paris (le « bureau des arts ») organisait « la traditionnelle Semaine des Arts, sur le thème cette année de Babel ».
C’était présenté ainsi :
« Du 19 au 23 avril 2010, retrouvons l’unité perdue entre les différentes cultures du monde à travers les plus inédits métissages artistiques ! Musique, théâtre, danse, mode, cinéma, cuisine pourront s’exprimer librement le temps d’une semaine mythique. Sciences Po se transformera pour quelques jours en une nouvelle Babel, idéalement cosmopolite et moderne. Concerts, théâtres, expos et événements en tout genre vont rythmer cette semaine pas comme les autres, placée sous le signe de la diversité et de l’inattendu ! »
Ce qui a surtout été remarqué a été le concert de rap, avec les groupes les plus ignoblement antifrançais (Sniper, Arsenik).
Mais on remarquera aussi l’appel au thème de Babel : « une nouvelle Babel, idéalement cosmopolite et moderne ». Babel n’est plus une malédiction, mais un objectif à atteindre. Dans la plus grande confusion, du reste, puisqu’il s’agit de retrouver l’unité perdue, donc de retourner AVANT Babel.
Là aussi, comme partout, c’est l’inversion…