Le Times écrivait hier qu’il avait appris que « lors d’une promenade, dimanche », Vaclav Klaus avait « dit à des sympathisants qu’il ne signerait jamais » le traité de Lisbonne. Le journal précisait : « A quelqu’un qui lui demandait de ne pas mettre son nom sur le traité, il a répondu : Ne vous en faites pas, je ne le ferai pas. » (Don’t worry, I won’t.) Le journal ajoutait que cela pourrait permettre à David Cameron d’avoir le temps d’organiser un référendum en Grande-Bretagne.
Le journal tchèque Pravo ayant contacté l’auteur de l’article, David Charter, pour avoir confirmation de cette information, celui-ci a expliqué qu’il avait appris par une source confidentielle que Vaclav Klaus avait dit cela dimanche pendant la course de chevaux de Pardubice.
De fait, Vaclav Klaus était dimanche au steeple-chase de Pardubice. En compagnie notamment du président du Sénat, Premysl Sobotka (qui a fait voter par le Sénat la loi permettant la ratification du traité).
Contacté à son tour, Premysl Sobotka a démenti le propos présidentiel. Selon lui, un passant a dit à Vaclav Klaus : « Ne le signez pas, monsieur le président. » Et celui-ci aurait répondu : « Dites-le au président du Sénat. »
Quant au porte-parole de Vaclav Klaus, Radim Ochvat, il a répondu qu’il ne commentait pas l’article du Times…