Une des figures du parquet espagnol, Olga Sanchez, qui avait représenté en 2007 le ministère public lors du procès des attentats islamistes du 11 mars, a installé une petite crèche de Noël dans le hall du siège du parquet général à Madrid.
Quelques heures après l’installation, une autre haute magistrate, Pilar Barrero, s’est offusquée de la présence d’un tel symbole religieux alors que la Constitution assure le caractère « aconfessionnel » de l’Etat espagnol et de ses institutions.
Certains procureurs ont eu beau argumenter qu’une crèche relevait plus de la « tradition culturelle » que religieuse et qu’elle n’offensait personne, l’objet a été promptement retiré sur ordre du numéro deux du parquet, Juan Martin Casallo.