Lu sur Le Figaro :
« Le Mouvement des indigènes de la République est désormais sous haute surveillance. Depuis peu, les services de renseignements ont accentué leur attention sur l’idéologie sulfureuse de cette association. (…) Les Indigènes font aujourd’hui l’objet d’une note confidentielle de plusieurs pages. » Brice Hortefeux s’est déclaré «très choqué, très heurté» par les propos de Houria Bouteldja sur les « souchiens, les Blancs » qu’il faut « rééduquer ». « Sans attendre, il a attiré la vigilance de la garde des Sceaux, Rachida Dati. «L’association doit savoir qu’elle ne doit plus franchir les bornes», prévient-on dans l’entourage du ministre. Sur Internet, les Indigènes, évoquant des «accusations mensongères» et sentant peut-être le vent du boulet, assimilent maintenant le vocable de «souchiens» à une «formule de dérision». Cela ne les empêche pas de dénoncer «le président de la République, élu pour casser la résistance indigène». Nouveau dérapage ? «En dépit de certaines similitudes, le MIR diffère de la Tribu Ka, en cela qu’ils ne commettent pas d’action violente », note un spécialiste. Groupuscule prônant la suprématie de la race noire, Tribu Ka avait été dissous par décret en juillet 2006 pour ses menées racistes et antisémites. »
Voilà la différence. Les « Indigènes » sont seulement sous surveillance. La Tribu Ka, également raciste, avait été dissoute. Parce qu’elle était antisémite. Célébrer la « victoire de Dien Bien Phu », traiter les Blancs de sous-chiens à rééduquer et refuser « l’intégration par le jambon », ce n’est pas antisémite.
Cela rappelle le procès qu’avait intenté Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, contre un groupe de rap qui insultait la police de façon ignoble. Ce n’était pas pour ces propos qu’il s’en prenait au groupe de rap, mais pour une expression « antisémite » qu’il avait trouvée dans un de leurs textes…