Selon la directrice au Caire de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (Unrwa), environ 400.000 Palestiniens sont passés hier, et au moins 300.000 aujourd’hui, par la brèche ouverte à Gaza vers l’Egypte. Et le mouvement se poursuit, car le blocus israélien rend la vie impossible. 700.000, c’est presque la moitié de la population de la bande de Gaza. C’est comme si toute la population de Bordeaux prenait le chemin de l’Espagne. Mais cela ne paraît émouvoir personne. Ce doit donc être normal. (L’information officielle, garantie par le président égyptien, est que les Palestiniens viennent acheter des vivres et vont s’en retourner chez eux.) Ah si. Les Israéliens s’inquiètent. Non pas de ce qui sort de Gaza, disent-ils élégamment, mais de ce qui pourrait y entrer…