Depuis le temps qu’on en parle, l’Allemagne et le Japon vont-ils avoir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies ?
Jamais, a répondu Serguei Lavrov dans une conférence de presse en marge du sommet des BRICS.
Et vlan.
En revanche, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont trois pays « nommément cités » dans les documents adoptés lors du sommet des BRICS en faveur d’un Conseil de Sécurité « plus inclusif pour les pays émergents ». Trois pays « dont nous apprécions le rôle au sein de l’ONU, notamment dans le cadre du Conseil de sécurité », souligne Lavrov : des pays qui ont oublié d’être russophobes…
Au sommet des BRICS a été décidé que six pays supplémentaires en feraient partie le 1er janvier 2024, quand la Russie prendra la présidence de l’organisation (Iran, Argentine, Egypte, Ethiopie, Arabie saoudite, Emirats). Le PIB des BRICS dépassera alors celui des pays du G7, et 80% du pétrole mondial en dépendra. Et c’est la fin de l’hégémonie du dollar.
Quelque 15 autres pays sont candidats à l’adhésion aux BRICS, et de nombreux autres sont intéressés (50 en tout).
Dans le Berliner Zeitung, le journaliste Ramon Schuck écrit que « bientôt, près de la moitié de la population mondiale, y compris certaines des économies à la croissance la plus rapide, se retrouveront dans cette véritable union mondiale », et que c’est une défaite personnelle pour Ursula von der Leyen et Josep Borrell.
Il a été remarqué aussi que si Vladimir Poutine n’a pas pu être physiquement présent à cause de l’immonde mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour « enlèvement d’enfants », il a été logiquement un acteur essentiel du sommet par visioconférence, et a été copieusement applaudi par tous les participants.