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Le Sacré Cœur

Cogitatiónes Cordis ejus in generatióne et generatiónem : ut éruat a morte ánimas eórum et alat eos in fame.
Exsultáte, justi, in Dómino : rectos decet collaudátio.

Cette messe date de 1929. Pour la mélodie de l’introït, on prit d’abord le début de celui du mardi de la première semaine de carême (Domine refugium), puis, sur « et progenie », la deuxième incise de celui du 4e dimanche de carême : Laetare, suivie de la dernière phrase de ce même introït.

Le résultat est bizarre. Cela commence comme une calme confidence, et tout à coup, pour finir la phrase, on a l’épanchement de la joie débordante de l’introït Laetare, qui se poursuit jusqu’à la fin triomphale, ce que le texte ne dit pas du tout.

Voici un document historique. Cet introït chanté façon brut de décoffrage (ce qui évite de se demander s’il faut se laisser aller à la joie qui n’est pas dans le texte ou plier la mélodie à l’aspect intérieur du texte), par la « Maîtrise de la cathédrale de Soissons ». Ici il ne s’agit pas de la maîtrise d’enfants, mais de séminaristes, sous la direction du maître de chapelle l’abbé Henri Doyen, qui publia pas moins de douze 45 tours de grégorien en 1936 pour inciter à la création de maîtrises grégoriennes « partout en France »…. (Louis Vierne lui dédia la deuxième pièce de son Triptyque : « à mon cher élève et ami l’abbé Henri Doyen, en souvenir de sa première messe, dite à Notre-Dame de Paris, le dimanche 20 avril 1930, jour de Pâques ».)

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