L’hymne des matines pendant le carême, par le groupe de chant ambrosien de l’Institut pontifical de musique sacrée de Milan, à l’ancienne collégiale prévôtale Saint-Victor de Rho. (Il s’agit du texte modifié par Urbain VIII.)
Fidèles à la tradition mystérieuse,
Gardons avec soin ce jeûne célèbre
Qui parcourt le cercle
De dix jours, quatre fois répétés.
La Loi et les Prophètes
L’inaugurèrent autrefois ;
Auteur et roi de toutes les choses créées,
Le Christ daigna lui-même le consacrer.
Soyons donc d’une plus grande réserve
Dans l’usage de la parole, du manger et du boire,
Du sommeil et des délassements,
Veillons plus strictement sur la garde de nous-mêmes.
Evitons ces périls
Où succombe l’âme inattentive ;
Gardons de laisser la moindre entrée
A notre tyran perfide.
Fléchissons la colère vengeresse ;
Pleurons aux pieds de notre Juge ;
Poussons des cris suppliants, et,
Prosternés devant notre juge, disons-lui :
O Dieu ! par nos péchés,
Nous avons offensé votre clémence ;
Daignez étendre sur nous
Votre pardon.
Souvenez-vous que, malgré notre fragilité,
Nous sommes l’œuvre de vos mains ;
Ne cédez pas à un autre
L’honneur de votre Nom.
Pardonnez-nous le mal que nous avons fait ;
Donnez-nous avec abondance la grâce que nous implorons,
Afin que nous puissions vous plaire
Ici-bas et dans l’éternité.