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Samedi de la deuxième semaine de carême

C’est l’un des trois répons de matines, au cours du carême, qui reprennent l’évangile du jour (dans l’exacte version de la Vulgate). On remarquera sa construction. Il commence comme si le fils se confessait à son père. Mais c’est ce qu’il pensait qu’il dirait à son père. Le verset le souligne, en reprenant du répons, non ce que dit effectivement le fils à son père, mais ce qu’il ne lui dit pas, parce que son père l’a étreint et ne l’a pas laissé finir. Ce qui renforce le côté déjà si émouvant de la scène, qui jette une indicible lumière de tendresse sur le sacrement de pénitence.

Si l’on veut avoir un aperçu du chant de ce répons, on pourra écouter l’Oratoire d’Oxford. Malheureusement c’est du plain chant moderne, qui casse le mouvement en refusant les arsis et les thesis et paraît ânonner alors que ce sont de bons chanteurs.

En revanche j’ai trouvé une bonne interprétation du motet d’Adrian Willaert, par un ensemble allemand qui ne sacrifie à aucune des modes du moment. J’apprends que Singer Pur, c’est leur nom, a été formé par d’anciens petits chanteurs de Ratisbonne : les Regensburger Domspatzen, que dirigeait alors Georg Ratzinger…