Dans le calendrier romain c’est aujourd’hui la fête de saint Paul, premier ermite, l’homme qui vécut seul près de cent ans sous son palmier… Dans le calendrier monastique c’est la fête de saint Maur, le grand disciple de saint Benoît. Voici l’une des hymnes propres pour la congrégation de France (mais elle existait avant la Révolution), avec la traduction de dom Guéranger :
Gaule, consacre tes chants à la gloire de Maur, c’est lui qui t’enrichit d’une nouvelle famille ; gardien de ton illustre empire, il protège, par sa tombe sacrée, les lis de tes rois.
Plus grand que les honneurs de sa naissance, il méprise les palais, et s’enfuit joyeux sous l’ombre du cloître ; les délices, les héritages, la pourpre, il foule tout aux pieds, pour porter le joug du Christ.
Plein de zèle, il exprime dans ses actions les traits du bienheureux Père ; dans la vie merveilleuse d’un enfant, brille la règle de la vie monastique.
Dur à lui-même, il se couvre d’un cilice ; pour toujours il s’enchaîne sous la loi du silence ; la nuit, il veille dans la prière, et le jeûne remplit ses journées.
A l’ordre du Père, il vole, intrépide, et, d’un pied sec, il foule les eaux ; il arrache et sauve Placide de l’abîme, et revient, comme Pierre autrefois.
Que l’éternel honneur de la louange à vous soit rendue, ô Trinité, qui rassasiez les habitants du ciel de la lumière de votre visage ; accordez à vos serviteurs d’arriver à la récompense de Maur, par le sentier de la Règle sainte. Amen.