On lit dans L’Année liturgique :
On chantait donc ce passage du livre de Daniel parce que le deuxième verset faisait référence à l’archange, en une longue et brillante vocalise qui pour l’essentiel vole au-dessus de la limite supérieure du 4e mode (en fait on est manifestement en 3e mode, ce qui explique qu’on monte jusqu’au mi aigu). L’antienne quant à elle commence par un doux récitatif autour de la tonique mi, puis la prière éclate sur Exaudi, et la lumière qui apparaît alors va s’épanouir dans la phrase suivante sur « Illumina faciem tuam… » : fais briller ta face (qui est déjà en 3e mode, avec la dominante do qu’on retrouve sur propitius – en fait il me semble que le tout est en un 3e mode élargi au do grave, car on ne voit guère de « la » comme dominante).
Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui : illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : * et propitius intende populum tuum, * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
℣. I Adhuc me loquente et orante et narrante peccata mea et delicta populi mei Israel * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
℣. II Audivi vocem dicentem mihi : Daniel, intellige verba, quæ loquor tibi, quia ego missus sum ad te. Nam et Michael venit in adjutorium meum. * Et propitius intende populum tuum * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
J’ai prié mon Dieu, moi Daniel, disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur : faites briller votre face sur votre sanctuaire, et regardez miséricordieusement ce peuple sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !
℣. I Comme je parlais encore et priais, et disais mes péchés et les fautes d’Israël mon peuple, sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !
℣. II J’entendis une voix qui me disait : Daniel, comprends les paroles que je t’adresse, parce que je suis envoyé vers toi, et voici que Michel même est arrivé à mon secours. Et regardez miséricordieusement ce peuple sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !


