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Délire woke

Lors du carnaval à l’institution Sainte-Céline de la Ferté-sous-Jouarre, trois élèves se sont déguisés en « noirs avec de longues robes et des lances en bois ». C’était le 7 mars. L’affaire sort tout à coup dans les gazettes. Comme la direction de cet établissement catholique n’a pas bougé, l’académie de Créteil a saisi le procureur. Et c’est la ministre de l’Education nationale elle-même qui a demandé à la « rectrice » de « faire immédiatement toute la lumière sur cette affaire et de prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires ».

Et l’organisation ouvertement raciste intitulée Conseil représentatif des associations noires a porté plainte.

Les gazettes en rajoutent, certaines allant jusqu’à mettre dans le titre que ces affreux racistes « poussaient des cris de singe », parce qu’un élève, un seul, l’a dit (parce qu’il regarde trop de matches de foot, sans doute), alors que c’est vigoureusement démenti par les autres (et par le diocèse et par le maire), et démenti par l’attitude des « coupables » qui voulaient rendre « hommage aux guerriers Massaï ».

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Depuis 150 ans, à Bruxelles, les « Noirauds » faisaient une collecte pour les enfants défavorisés pendant le carême. Elle est désormais interdite. « S’ils veulent venir, qu’ils changent de maquillage », dit le maire. Tant pis pour les enfants.

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Le Metropolitan Opera de New York, l’une des plus prestigieuses maisons d’art lyrique du monde, mais soumise de façon servile au politiquement correct, accompagne sa nouvelle production de Turandot, de Puccini, d’un très long texte sur les « insensibilités culturelles » de cet opéra, qui est « truffé de contradictions, de déformations et de stéréotypes raciaux » : « Il n’est donc pas surprenant que de nombreux spectateurs d’origine chinoise trouvent difficile de voir leur propre héritage récupéré, fétichisé ou dépeint comme sauvage, sanguinaire ou rétrograde. »

On l’aura compris, pour le moment Turandot échappe à la censure pure et simple parce qu’on reconnaît encore que c’est un chef-d’œuvre. Mais il faut savoir que c’est un chef-d’œuvre sulfureux, et ne pas perdre de vue qu’il est raciste.

Les Américains font l’impasse sur le fait que cet opéra a été représenté en Chine sans l’ombre d’une réserve, notamment dans un très grand spectacle à la Cité interdite en 1998, et en 2019 à Shanghai.

Ce qui est amusant est que la mise en scène, de Zefirelli, se vautre littéralement dans les « stéréotypes »…

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