Les ministres de la défense d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie ont signé à Riga un accord en vue de construire des « installations défensives anti-mobilité » à leurs frontières avec la Biélorussie et la Russie.
L’Estonie a l’intention de construire 600 bunkers sur ses quelques dizaines de kilomètres de frontières terrestres. Et il y aura des dépôts de mines, de barbelés et de dents de dragon à proximité afin qu’ils puissent être installés rapidement.
Le problème est que la plupart des terrains à la frontière sont des propriétés privées et qu’il va falloir convaincre les propriétaires de les céder à l’Etat. Or, avoue le responsable de l’opération, ça ne va pas être facile, surtout au sud-est, cette « région reculée » où les paysans ne veulent pas vendre leurs terres. Des ploucs russophones attardés qui ne veulent pas comprendre pourquoi il faudrait mettre un bunker antirusse dans leurs champs…
L’homme chargé des bunkers, c’est lui, et il ne plaisante pas…
