Sinon, c’est bien connu, il n’y a pas de néonazis en Ukraine. Et donc l’attaque de Briansk en Russie, qui a coûté la vie à deux personnes, n’était pas le fait de « terroristes néonazis » ayant perpétré un « attentat contre des civils », comme l’a dénoncé Vladimir Poutine, mais une « provocation russe délibérée », comme l’a fait savoir Zelensky.
Problème : l’expédition a été montée par Denis Kapoustine (qui se fait appeler aussi Nikitine), militant néonazi et suprématiste bien connu, Russe vivant en Allemagne, ancien combattant de MMA (mixed martial arts), entraîneur des jeunes néo-nazis allemands (notamment du NDP), créateur d’une ligne de vêtements intitulée White Rex (où l’on trouve un T-shirt orné du soleil noir). Kapoustine a raconté l’opération par le menu au… Financial Times. Il a expliqué comment son « Corps des volontaires russes » (RDK) basé en Ukraine a monté le raid, dans le but de démontrer les faiblesses de la défense russe et d’inciter les citoyens de ce pays à prendre les armes contre les autorités… Il souligne que naturellement l’opération « était convenue avec les autorités ukrainiennes, sinon elle n’aurait pas pu avoir lieu » : « Comment imaginez-vous que j’ai pu passer là-bas dans la nuit noire ? Il y a des ponts minés, des caméras, des drones à récepteur calorifique, des points d’observation cachés. Si je ne l’avais pas coordonné avec quelqu’un, je pense que nous aurions tout simplement été détruits. »