Close

Une censure épiscopale du Christ

Comme chacun sait la traduction française de la Bible utilisée dans la « forme ordinaire » de la liturgie latine est sous copyright. C’est comme si saint Matthieu ou saint Luc avaient fait le tour des premières communautés chrétiennes pour leur faire payer des droits chaque fois que leur évangile était recopié. On ne m’a pas encore expliqué en quoi ce n’est pas de la simonie.

Non seulement l’épiscopat français a mis la parole de Dieu sous copyright, mais il a falsifié la parole de Dieu qu’il vend comme « liturgique ».

Ainsi, ce dimanche, dans l’évangile sous copyright de la « forme ordinaire », on fait dire à Jésus « sans me préférer », quand il a dit « et ne hait pas ». Tous les textes et toutes leurs traductions avaient toujours respecté, jusqu’ici, la parole du Seigneur. Il n’y a aucune ambiguïté sur le mot, et il n’y a qu’une traduction possible.

Mais nos prudes évêques étaient effrayés d’avoir à dire « si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses fils… »

Et au lieu d’expliquer ce que cela veut dire, ils censurent la parole de Dieu, ils censurent le Verbe. Et ils en sont tellement fiers qu’ils protègent leur forfait par un copyright.