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Vous ne la verrez plus

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La très avenante Lioudmila Denisova, commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien, était omniprésente sur les réseaux sociaux, et ses révélations quotidiennes sur les horreurs russes en Ukraine étaient reprises par toute la presse internationale. Mais trop c’est trop. Et le Parlement ukrainien, pourtant à 100% à la botte de Zelensky qui a interdit les partis d’opposition, vient de la virer.

Pourquoi ? Parce que ses atroces descriptions de viols systématiques par les soldats russes de jeunes filles, de femmes âgées et de jeunes garçons, de mutilations sexuelles dans des caves à Boutcha et partout ailleurs, ont incité des ONG à venir sur place constater et dénoncer les crimes de la soldatesque poutinienne, qui étaient devenus le grand sujet connexe de la guerre : on se souvient de la Femen au festival de Cannes hurlant « Ne nous violez pas ! » sur le tapis rouge alors que les agents de sécurité la ceinturaient…

Mais les ONG ont fait chou blanc, et, très vexées, ont publié un texte commun pour dénoncer les procédés de Lioudmila Denisova.

Alors, hier, le Parlement ukrainien l’a démise de ses fonctions, au motif que ses accusations de viols d’Ukrainiennes par les troupes russes « n’ont pas pu être confirmées par des preuves et ont seulement fait du tort à l’Ukraine et distrait les médias des besoins réels de l’Ukraine ».

On lui reproche aussi de ne pas avoir facilité des corridors humanitaires et les échanges de prisonniers de guerre, et d’avoir passé du temps dans la « chaleureuse Europe occidentale » pendant l’invasion et non en Russie ou en Biélorussie où son statut lui aurait permis d’aider les prisonniers de guerre…