Hier soir nous avons enterré l’Alléluia, qui disparaît de toute la liturgie et ressuscitera à Pâques. Voici le temps de la préparation à la grande pénitence du carême. Donc il n’y a plus d’alléluia non plus à la messe entre le graduel et l’évangile. Il est remplacé par un « trait » (tractus). Et celui de ce dimanche de la Septuagésime nous plonge dans le bain sans ménagements : c’est le début du De profundis. Et seulement le début : des profondeurs de l’abîme de ma misère je crie vers toi. Certes, je compte sur ton pardon, mais la pièce s’arrête avant la deuxième partie du psaume qui exprime ouvertement l’espérance et l’assurance de la rédemption.
De profúndis clamávi ad te. Dómine : Dómine, exáudi vocem meam. Fiant aures tuæ intendéntes in oratiónem servi tui. Si iniquitátes observáveris, Dómine : Dómine, quis sustinébit ? Quia apud te propitiátio est, et propter legem tuam sustínui te, Dómine.
Du fond des abîmes, j’ai crié vers toi, Seigneur ; Seigneur, exauce ma voix. Que tes oreilles soient attentives à la prière de ton serviteur. Si tu examines nos iniquités, Seigneur, qui subsistera ? Mais auprès de toi est la propitiation et à cause de ta loi je compte sur toi Seigneur.
