Fresque de l’abside de l’église de l’Annonciation de Sant’Agata de’ Goti (Bénévent), fin du XIVe siècle.
Il est représenté en évêque (de Sébaste en Arménie). Autour de lui des épisodes de sa vita. Ou du moins ce qu’il en reste.
En haut à gauche saint Blaise ermite. Avec des disciples, ce qui est curieux, car il vécut longtemps seul dans une caverne pour fuir la persécution de Dioclétien, et il n’y eut jamais personne avec lui, en dehors des bêtes sauvages qui venaient à lui sans lui faire aucun mal. On aperçoit juste une étrange petite bête blanche (une hermine ?) derrière les hommes en prière.
En dessous, on voit la même caverne, et deux soldats qui viennent arrêter saint Blaise. Derrière eux il y avait un cheval, dont on ne voit plus que les deux pattes antérieures.
La troisième scène montre saint Blaise comparaissant devant le féroce gouverneur (il n’a pas une auréole mais une couronne de laurier). Il y a une statue sur un pilier, rappelant le dialogue entre les deux hommes : « — Tu es donc bien déterminé à ne pas adorer les dieux ? » « — Apprends, misérable, que je suis le serviteur de Jésus-Christ et que je n’adore pas les démons. »
En haut à droite c’est le miracle le plus célèbre : une mère apporte son enfant en train de s’étouffer avec une arrête de poisson. Saint Blaise le guérit. En France on le représente avec deux cierges croisés, mais en Italie on le montre bénissant de la main (et c’est au moment où il fait le signe de croix sur la bouche de l’enfant que l’arrête est expulsée).





