A propos de mon texte d’hier « Non possumus ».
Il semble que certains l’aient pris pour une attaque contre les communautés anciennement Ecclesia Dei. Je n’ai peut-être pas été assez clair, mais le mot « aussi » dans la première phrase, et les motifs non doctrinaux de garder « aussi » l’ancienne messe indiquent que ce n’est pas du tout le cas. Au contraire, c’est même en pensant aux communautés ED critiquées pour refus de célébrer la nouvelle messe que j’ai écrit cela. Je n’avais donc nullement l’intention de critiquer leurs réactions à Traditionis custodes. Je ne l’ai pas fait et je ne me permettrais pas de le faire. Chacun réagit notamment selon les responsabilités qu’il assume.
On me demande, dans un commentaire, et aussi par courriel, si la solution est de devenir orthodoxe. La question ne se pose pas aujourd’hui, et, grâce à Dieu, je serai mort si un jour elle se pose. Si François interdit complètement la célébration de la liturgie traditionnelle latine, il restera les liturgies traditionnelles orientales, à savoir essentiellement la liturgie byzantine et les liturgies syriaques des Eglises catholiques orientales. Tant que François ne les a pas supprimées. (Ceci n’est pas un procès d’intention : Sandro Magister avait fait état de rumeurs selon lesquelles François voulait supprimer la petite Eglise italo-albanaise. Or il y a deux ans il a fait d’un de ses deux évêques le secrétaire de la congrégation pour les Eglises orientales, et ne l’a toujours pas remplacé.)