(Novgorod, fin XVe.)
Bonus regéndæ castitátis pudor est comes. Hic primus, in ipso cognitiónis ingréssu, Dómini Matrem comméndat legéntibus, et tamquam testis lócuples, dignam quæ ad tale munus eligerétur, ástruit; quod in cubículo, quod sola, quod salutáta ab Angelo tacet, et mota est in intróitu eius, quod ad virílis sexus spéciem peregrínam turbátur aspéctus Mariæ in sabbato Vírginis. Itaque, quamvis esset húmilis, præ verecúndia tamen salutántem non resalutávit, nec ullum respónsum rétulit, nisi ubi de suscipiénda Dómini generatióne cognóvit; ut qualitátem efféctus dísceret, non ut sermónem reférret.
La pudeur a sa place bien marquée dans la conduite d’une vie chaste. Dès l’abord, elle fait découvrir aux lecteurs qu’il s’agit bien de la Mère du Seigneur et, telle un témoin autorisé, elle montre Marie digne d’être élue à une si haute fonction. En effet, la Vierge se tient dans la chambre secrète, et s’y tient seule ; saluée par l’ange, elle ne dit mot ; à son entrée, elle se trouble, son attitude trahit l’émotion à l’apparition insolite d’un être masculin. Aussi, malgré sa déférence, la pudeur la retient-elle de rendre le salut ; elle ne donne aucune réponse, avant d’apprendre qu’elle mettra au monde le Seigneur et alors, c’est pour interroger sur la réalisation de l’événement, non pour donner la réplique.
Lecture des matines: saint Ambroise, De officiis, I, 18.
