Cette fête fut supprimée en 1960 parce que les « historiens » négationnistes ont décidé que saint Jean n’était jamais allé à Rome. Pourtant Tertullien autour de l’an 200 rappelait le fait comme un événement connu de tous depuis longtemps.
La notice du martyrologe (qui n’a pas été supprimée), finit de façon savoureuse (c’est de saint Jérôme) :
Romæ sancti Joánnis, Apóstoli et Evangelístæ, ante Portam Latínam; qui, ab Epheso, jussu Domitiáni, vinctus Romam est perdúctus, et, judicánte Senátu, ante eándem portam in ólei fervéntis dólium missus, exívit inde púrior et vegétior quam intrávit. A Rome, saint Jean, apôtre et évangéliste, devant la Porte Latine. Par ordre de Domitien, il fut amené, chargé de chaines, d’Ephèse à Rome, et, par jugement du Sénat, plongé, devant cette même porte, dans une chaudière d’huile bouillante ; mais il en sortit plus sain et plus robuste qu’il n’y était entré.
« Saint Jean Porte Latine » est devenu le saint patron des ciriers et des imprimeurs, et nul ne sait pourquoi, semble-t-il. Parce que l’huile qui devait brûler l’évangéliste ressemble à l’encre grasse, disent certains…
On constate que le Diocèse aux armées appelle cette fête du « saint du jour » « Saint Jean des imprimeurs » et ne met aucunement en doute l’épisode de la Porte latine.
Comme pour l’Invention de la Sainte Croix, la messe a été mise dans le fourre-tout « pro aliquibus locis » qui ne veut plus rien dire puisque tout prêtre où qu’il soit peut y puiser.
