Le gouvernement slovaque a instauré l’une des pires dictatures « anti-covid ». Il faut prouver qu’on n’est pas contaminé pour avoir le droit de sortir de chez soi, et tous les lieux publics, dont les églises, sont fermés. Alors que c’est l’un des pays les moins touchés.
Il y a pourtant un ministre qui demande qu’on rouvre les églises, et qui ose rappeler que la prière à Marie peut arrêter la peste.
C’est le ministre des Affaires sociales et familiales, Milan Krajniak. Il écrit sur sa page Facebook que selon les rapports qu’il reçoit régulièrement de la part de maisons de retraite, « les retraités qui reçoivent une aide spirituelle » font mieux face aux maladies. Il ajoute : « Et si nous permettions aux gens de participer à des services religieux dans des conditions bien définies, qui prieraient pour toute la population en Slovaquie, pour les croyants comme pour les non-croyants ? »
Et il insiste en rappelant un « exemple historique vérifiable » : à Trnava, en 1710, pendant la peste, « des citoyens désespérés ont décidé, dans une prière commune, de demander l’aide de la Vierge Marie et un miracle s’est produit. À partir de ce moment, la peste a pris fin. »
C’était le 21 novembre 1710. Les habitants ont fait une procession avec la grande icône de la Mère de Dieu, et la peste a immédiatement cessé. Le conseil municipal a alors institué une procession annuelle, où chaque année le maire relirait le vœu de 1710. Et l’archevêque d’Esztergom Imre Esterházy fit construire une chapelle sur le flanc nord de l’église Saint-Nicolas dédiée à l’icône.
Le « vœu des échevins » (pour reprendre l’appellation lyonnaise…) n’a jamais été abrogé, même sous le stalinisme. Et depuis la chute du communisme la procession a repris de plus belle. On voit sur la photo celle de 2012.
L’icône de Trnava s’était déjà fait connaître en 1663 : elle avait pleuré des larmes de sang. C’était au moment de l’avancée des Turcs. Les environs de Trnava furent dévastés, mais la ville fut épargnée. Peu avant la peste, en 1708, d’autres larmes de sang apparurent, à trois reprises, pendant la révolte anti-Habsbourg, et après enquête l’archevêque Christian Auguste de Saxe-Zeitz avait approuvé le culte public de l’icône.

