Parmi les lettres de Mozart, l’une des plus belles est la dernière qu’il adressa à son père malade, où il écrivait notamment :
« Même si j’ai pris l’habitude de toujours m’imaginer le pire — car la mort – à proprement parler – est le vrai but final de notre vie, je me suis donc, depuis quelques années, à tel point familiarisé avec ce vrai meilleur ami de l’Homme que son image n’a plus rien d’effrayant pour moi, mais plutôt quelque chose de très rassurant et consolateur ! (…) Je ne me couche jamais pour dormir sans me rappeler que peut-être – aussi jeune que je sois – je ne serai peut-être plus là le lendemain – et assurément aucun de ceux qui me connaissent ne pourra dire que je suis maussade ou triste dans mon comportement – et pour cette béatitude je remercie tous les jours mon Créateur et je souhaite la même à tous mes semblables. »
Le Mozarteum de Salzbourg vient de publier la photo de cette lettre, qui est en allemand mais commence par « Mon tres cher Père ». Voici l’adresse, entièrement en français…
À Monsieur, Monsieur Leopold de Mozart, maitre de la Chapelle de S.A.R. à Salzbourg
