Il est inutile de tester les voyageurs aux frontières, notamment dans les aéroports. On se souvient que des sommités médicales se succédaient sur les plateaux de télévision pour appuyer cette décision gouvernementale de ne rien faire, et ricanaient en martelant que « les virus n’ont pas de passeport », et qu’une fois présent dans le pays il ne sert plus à rien de le contrôler aux frontières.
Depuis le 1er août les étrangers arrivant dans les aéroports parisiens doivent présenter « la preuve du résultat d’un examen biologique de dépistage virologique réalisé moins de 72 heures avant le vol, ne concluant pas à une contamination par le Covid-19 ». Sinon ils sont testés d’office. Ainsi dès le premier jour 556 tests ont été pratiqués.
Le virus a donc désormais un passeport. Plus exactement, le virus de 16 pays « à risque » a un passeport… Et les mêmes qui ricanaient quand la mesure aurait freiné l’épidémie nous affirment que c’est nécessaire quand l’épidémie est finie.