Le coronavirus a très peu touché la Sicile : il y a eu 283 morts (y compris les nonagénaires souffrant de diverses graves pathologies), pour 5 millions d’habitants, ce qui est le bilan d’une toute petite grippe. Néanmoins la Sicile a été soumise à la stricte dictature sanitaire, parce que la Sicile c’est l’Italie et que l’Italie c’est la Lombardie. (Les pays les plus décentralisés ont découvert un jacobinisme sanitaire inédit.)
Depuis juin il n’y a plus rien du tout, mais il faut maintenir la dictature. On a donc multiplié les tests. Et sur un millier de tests quotidiens on trouvait entre 0 et 3 ou 4 porteurs du virus. Ce qui suffisait à alimenter la chronique : le virus continue de circuler…
Or c’est une rumeur qui a vraiment commencé à circuler, hors des médias officiels : les rares porteurs du virus qu’on trouve ne sont pas des Siciliens mais des immigrés clandestins. Alors l’épidémiologiste en chef a tenu une conférence de presse, pour dire qu’en effet les porteurs de virus sont surtout des « migrants », mais qu’il est essentiel de se garder du « racisme » et qu’il faut avant tout respecter les « droits des migrants ». Sic.
A partir de ce discours on a fait deux ou trois fois plus de tests. Et depuis lors on trouve tous les jours, outre deux ou trois isolés porteurs du virus, un groupe d’une dizaine ou d’une quinzaine de personnes contaminées : des « migrants ».
On constate donc une forte hausse de la circulation du virus, au point que le taux R est même monté à 1,55. Ce qui implique qu’il ne faut rien relâcher de la dictature sanitaire. (A commencer par l’interdiction de toutes les fêtes religieuses de l’été, bien sûr. Interdiction soigneusement diffusée et brutalement soulignée par… la Conférence épiscopale.)
Ainsi, l’idéologie imigrationniste, par le biais de l’idéologie connexe « antiraciste », vient en renfort de l’idéologie de la dictature sanitaire qui était en danger. Et la dictature sanitaire vient en renfort de l’idéologie immigrationniste : il faut aider les pauvres réfugiés malades, qu’on ne peut évidemment pas expulser.
C’est Ubu empereur.
Et nous n’avons plus d’aventuriers normands, petits-fils de Vikings, pour aller bouter les arabo-musulmans hors de Sicile. De toute façon nous n’avons pas non plus de pape qui bénirait l’opération… On peut juste espérer que ce délire suicidaire conduise au retour de Salvini.