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Sainte Monique

Certaines églises célébrant le 5 mai la conversion de saint Augustin, l’usage se répandit, au XIVe siècle, de faire mémoire, la veille, de sainte Monique, tant ces deux noms sont inséparables. Nous connaissons la mère grâce au témoignage de son fils dans ses Confessions. Elle naquit à Tagaste, en Afrique du Nord, vers 330. Mariée à un païen de caractère violent, elle le convertit par sa patience et sa douceur. Devenue veuve, elle se consacra à son fils, Augustin, qui, à sa grande douleur, menait une vie de péché. Saint Ambroise lui avait dit : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr. » Elle obtint en effet, à force de larmes et de prières, la conversion de celui qui allait devenir un des plus grands saints de l’Eglise. C’est après avoir eu la joie d’assister au baptême de son fils que Monique mourut, à Ostie, en 387. Elle est restée le modèle des épouses et des mères de famille chrétiennes.

(Missel du Barroux)