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Choquant

Au journal de TF1, un petit reportage sur une crèche de Landivisiau ouverte pour les enfants des « soignants ».

On sait que Landivisiau est en Basse-Bretagne, chez les bouseux profonds, et que les stéréotypes sexistes ont encore cours chez les sauvages. Mais quand même. On pourrait penser que la responsable de la crèche aurait à cœur d’être une missionnaire de la civilisation. Or la voilà qui nous dit, comme si c’était tout naturel, que les petites filles jouent « à la poupée ou à la marchande » !

Bien sûr à Landivisiau il n’y a guère que des sans-dents (dizant) et des gilets jaunes (jiletennoù melen), mais on aurait pu supposer que cette friche sociale ne soit pas complètement abandonnée de l’inspection académique. Comment peut-on laisser une enseignante de l’Education nationale, a priori bardée des valeurs républicaines, dire à la télévision, sans se rendre compte de l’énormité qu’elle profère, que des petites filles jouent… comme des petites filles ?

Je pose la question. Il n’y a pas que le virus dans la vie.

(On voit aussi sur le bureau un dossier de l' »école Simone Veil ». C’est une délicate attention d’avoir appelé de ce nom l’endroit où l’on réunit les quelques rescapés de l’avortement.)