Dans les livres du moyen âge, le premier alléluia de cette messe était affecté à des jours très divers du temps pascal, le plus souvent au jeudi de Pâques, une fois seulement au dimanche de l’octave dans le recueil de Cantus (graduel des Prémontrés de Bellelay, en Suisse).
C’est Jésus qui parle, annonçant qu’au jour de sa résurrection il précédera ses apôtres en Galilée (citation de ce que dit l’ange aux myrophores dans l’évangile de saint Matthieu).
On remarque la proclamation, avec le saut de quinte (sol-ré), qui retombe à la tonique comme après avoir crié « Oyez ! »
Puis on remarque le long mélisme tout en haut de la gamme sur « praecedam », comme si le saut initial de quinte avait annoncé que la dominante ré allait devenir la nouvelle tonique : Jésus les précède, non seulement sur la montagne, mais dans un monde supérieur.
Par les pères du Saint-Esprit de Chevilly (1957-58) :

