Le professeur Didier Raoult a annoncé qu’il ne participait plus au Conseil scientifique réuni autour d’Emmanuel Macron depuis le 11 mars.
Il est vrai qu’il a mieux à faire que servir de caution à une propagande avec laquelle il est en total désaccord, et alors qu’on refuse toujours de sauver les vies de la façon efficace qu’il préconise…
Hier je lisais ceci dans une de ses interviews :
« A ceux qui disent qu’il faut trente études multicentriques et mille patients inclus, je réponds que si l’on devait appliquer les règles des méthodologistes actuels, il faudrait refaire une étude sur l’intérêt du parachute. Prendre 100 personnes, la moitié avec des parachutes et l’autre sans et compter les morts à la fin pour voir ce qui est plus efficace. Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence. »
Sur le moment je me suis dit que là il était exagérément polémique et que sa comparaison n’était pas pertinente. Mais, à la réflexion, elle est parfaitement pertinente. Car c’est bien ce que l’on fait. Il y a les patients traités par Raoult qui sont guéris, et ceux qu’on laisse mourir parce qu’on rejette par idéologie (et pire) le traitement de Raoult. En réalité sa comparaison est très en dessous de la vérité : quand il donne 50 parachutes, ce sont plusieurs centaines de malades (en France) qui sautent dans le vide.
On a fini par admettre qu’il fallait « tester » la chloroquine… qu’on connaît parfaitement depuis 60 ans. On aura les résultats dans six semaines : quand l’épidémie sera terminée…