« Les évêques de France » signent un « message aux catholiques et à tous nos concitoyens ». Il y a une partie pour tout le monde, et une partie pour les catholiques. Curieuse discrimination. Mais ce n’est pas le problème. Le problème est ce qui est dit spécifiquement aux catholiques :
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?
« Les évêques de France » ne savent donc plus ce qu’est la messe, et ils le disent ouvertement.
Bien sûr et évidemment, pour tout catholique, il y aurait une façon de « célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ». Cette façon, c’est de participer à la messe. Au Saint Sacrifice du Christ qui se rend présent sur l’autel et qui se donne à manger à ses disciples. Par rapport à cette vérité, à cette intensité, à cette communion, tout le reste n’est qu’une ombre. Tout le reste ne peut qu’être prière personnelle. Certes c’est indispensable, et il faut toujours exhorter les catholiques à prier, mais ça n’a rien à voir avec la messe. Avec la vérité de la messe. Avec l’intensité de la messe. Avec la communion de la messe.
Nous vivons donc une époque où « les évêques de France » ne savent plus cela. Parce qu’ils n’y croient plus. A vrai dire on l’avait déjà remarqué. Particulièrement depuis le début de cette épidémie. Mais je suis toujours aussi effaré de constater à quel point le peuple de Dieu est abandonné par ses pasteurs.