La Cour suprême des Etats-Unis a refusé de se saisir du recours intenté par l’unique avortoir du Kentucky contre une loi de cet Etat obligeant l’avorteur à pratiquer une échographie avant le meurtre, à décrire le fœtus à la mère et à lui faire entendre le battement du cœur.
Conformément à l’usage, la Cour suprême n’a pas donné ses motivations.
Mais elle confirme donc l’arrêt de la cour d’appel, qui avait répondu à l’argument de la violation du premier amendement :
En ce qui concerne le premier amendement, il n’y a rien de répréhensible à ce qu’un État exige d’un médecin, avant de pratiquer un avortement, qu’il fasse état d’éléments factuels véridiques et n’induisant pas en erreur, pertinents pour un consentement éclairé, même si ces éléments concernent une vie à naître ont pour effet de persuader la patiente de ne pas avorter.
On voit là clairement l’effet des centaines de nominations de magistrats des « circuits d’appel » par Donald Trump. Et le début des effets de ses nominations à la Cour suprême. Pourvu qu’il puisse encore nommer au moins un juge…
L’avocate de l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles), qui est le premier lobby de la culture de mort, continue d’affirmer que la loi du Kentucky est « non seulement anticonstitutionnelle, mais, comme l’ont expliqué les meilleurs experts médicaux et éthiciens (sic), profondément contraire à l’éthique ». Sic.