Chaque année depuis 2002, d’abord le deuxième puis maintenant le premier dimanche d’octobre, le métropolite orthodoxe grec de France célèbre les vêpres de saint Denys l’Aréopagite à la cathédrale Notre Dame de Paris. Il est rafraîchissant de voir que les byzantins continuent imperturbablement de célébrer le 3 octobre un saint Denys membre de l’Aréopage converti par saint Paul, devenu premier évêque de Paris, et auteur, comme le souligne abondamment leur liturgie, des Noms divins et de la Hiérarchie céleste… Trois en un, et c’est très bien comme cela.
Cette année, ces vêpres, en raison de l’incendie de Notre-Dame, ont été chantées à Saint-Germain l’Auxerrois. En présence de l’archevêque de Paris Mgr Aupetit, et de l’ambassadeur de Grèce.
Le métropolite Emmanuel a notamment déclaré :
Même si nous ne devons pas ignorer ce qui nous a divisés, nous devons nous concentrer sur ce qui nous unit et sur le passé commun de milliers d’années en pleine communion. La mémoire liturgique, sacramentelle et spirituelle de l’Église transcende les événements et les problèmes, mêmes ceux qui ont été créés dans le passé. Aujourd’hui, la mémoire est utilisée comme une arme pour diviser, éloigner et fragmenter. L’objectif de notre prière ce soir est tout le contraire. La mémoire de saint Denis de Paris nous sert de point de départ pour repenser et reconstruire cette mémoire commune qui nous fait tant défaut aujourd’hui encore.
Voici le tropaire qui conclut les vêpres, par Nicodème Kabarnos :
Χρηστότητα ἐκδιδαχθείς, καὶ νήφων ἐν πᾶσιν, ἀγαθὴν συνείδησιν ἱεροπρεπῶς ἐνδυσάμενος, ἤντλησας ἐκ τοῦ Σκεύους τῆς ἐκλογῆς τὰ ἀπόῤῥητα, καὶ τὴν πίστιν τηρήσας, τὸν ἴσον δρόμον τετέλεκας, Ἱερομάρτυς Διονύσιε. Πρέσβευε Χριστῷ τῷ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.
Maître en douceur, et sobre en tout, revêtu d’une conscience droite comme il convient à un prêtre, tu as puisé au Vase d’élection les vérités ineffables; tu as gardé la foi et mené à terme une course égale à la sienne, ô pontife martyr Denys. Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
