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Saint Remi

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Gentem Francorum inclytam, simul cum rege nobili, beatus Remigius, sumpto caelitus chrismate, sacro mundavit gurgite, et Spiritus Sancti plene ditavit munere.

C’est la glorieuse nation des Francs, avec son noble roi, que le bienheureux Remi, ayant reçu le chrême venu du ciel, purifia dans les eaux sacrées du baptême, et dota pleinement des dons du Saint-Esprit.

Praesul Remigius baptismi tempora praeparavit et impletis mysticis sacramentis regem cum populo baptizavit.

L’évêque Remi prépara les temps du baptême, et, accomplissant les mystères sacrés, baptisa le roi avec son peuple.

Ces antiennes sont assignées au Benedictus et au Magnificat dans l’office propre de la Congrégation de France (Solesmes) réalisé par dom Guéranger. Ce sont en fait deux antiennes des matines (à trois nocturnes) de l’ancien office de saint Remi.

La première était également chantée lors de l’onction des rois de France. Tous les textes que l’on trouve sur internet ont « sanctificavit », au lieu de « mundavit ». Sans doute dom Guéranger a-t-il voulu éviter une ambiguïté. Pourtant le baptême « sanctifie », dans la mesure où il fait du nouveau chrétien un « saint », puisqu’il est pur de tout péché, et aussi au sens que donne saint Paul à ce mot quand il parle des chrétiens. (« Gurgite », c’est littéralement un tourbillon, puis un gouffre : le mot a fini par désigner l’eau du baptême, qui est le gouffre où l’on noie le diable, et le vieil homme.)

Pour la deuxième antienne, les anciens textes ont « gaudens » après « Remigius » : Remi, plein de joie.