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Oh, Soros…

Dans un texte publié par l’ONG Project Syndicate, George Soros appelle les citoyens de l’UE à se « réveiller avant qu’il ne soit trop tard » pour faire face à la montée du populisme. « Sinon, l’Union européenne suivra le chemin de l’Union soviétique en 1991 », une de ces périodes de « déséquilibre radical » qu’il a vécues.

Magnifique aveu. Si l’UE explose ce sera le chaos comme à la fin de l’Union soviétique : l’UE est donc une dictature soviétoïde qui est incapable de se réformer. C’est la tyrannie ou le chaos.

« Cela s’explique par plusieurs facteurs, notamment […] l’impossibilité pratique de modifier les traités et le manque d’instruments juridiques permettant de discipliner les Etats membres qui violent les principes sur lesquels l’Union européenne a été fondée. » Au premier rang la Hongrie, évidemment. L’UE ne dispose pas « des capacités suffisantes pour faire respecter les obligations des Etats membres ». (Au premier rang desquelles l’accueil illimité de migrants.)

Et c’est cette faille dans la dictature qui peut tout faire sauter.

Dans le même temps, l’European Council on Foreign Relations (ECFR), version européenne du CFR américain, financée notamment par Soros, publie un rapport alarmant sur la perspective que les populistes, qui veulent « démanteler l’état de droit » et mener une attaque globale contre les « valeurs européennes », réussissent à obtenir une minorité de blocage aux prochaines élections. « Leur capacité à paralyser la prise de décision au centre de l’UE désamorcerait l’argument des pro-européens selon lequel le projet est imparfait mais réformable. A ce stade, le temps de l’UE serait compté. » Certes, le Parlement européen n’est « qu’un des organes directeurs de l’Union européenne et, à bien des égards, le moins puissant d’entre eux », mais il ne faut pas sous-estimer l’importance de ces élections, qui pourraient « avoir un coût très élevé pour les internationalistes libéraux ». Car telles sont « les valeurs de l’UE » : l’internationalisme libéral obligatoire.

Ils ont donc tellement peur ? En voilà une bonne nouvelle !