Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la Famille, la Jeunesse et les Affaires internationales dans le gouvernement hongrois, a été décorée le 28 janvier de l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur par le général Benoît Puga, Grand Chancelier de la Légion d’honneur, dans les salons de l’ambassade de France à Budapest.
Notre quotidien de référence et de vigilance du politiquement correct s’en étrangle :
Alors que le Parlement européen débattait de nouveau, mercredi 30 janvier, de la situation délétère de l’Etat de droit dans ce pays (…), une source diplomatique fait savoir au Monde que la récipiendaire a été distinguée pour « l’action importante » qu’elle mène « en faveur de la francophonie » et que ce « type de distinction n’a rien d’anormal ».
Or Katalin Novák n’est pas seulement ministre d’une immonde dictature piétinant l’état de droit, elle est aussi vice-présidente du Fidesz, le parti de Viktor Orbán, et comme on peut le subodorer par ses fonctions, elle défend la famille traditionnelle et elle milite contre l’avortement… Et comme si ça ne suffisait pas, elle explique qu’il faut prendre toutes les mesures pour que les familles fassent des enfants, afin de perpétuer les nations. Car ce n’est pas l’immigration qui doit inverser la courbe démographique, au risque « d’altérer les racines religieuses, sociales et ethniques de l’Europe ».
Katalin Novák, a été secrétaire d’Etat à la francophonie (oui, en Hongrie) ; elle est passée par Paris X, Sciences Po et l’ENA. Elle est mariée et mère de trois enfants.
« Benoît Puga, Grand Chancelier de la Légion d’honneur, Katalin Novák, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Famille, Pascale Andréani, Ambassadeur de France, et Frédéric Petit, député des Français établis hors de France. »
