Le maire de Chartres, celui-là même qui va défigurer le parvis de la cathédrale, se dit « choqué » par le projet d’agrandissement du tribunal de la ville.
Le projet a été brièvement montré au maire le 8 janvier dernier, en présence du garde des Sceaux Nicole Belloubet, mais pas aux journalistes ni à qui que ce soit d’autre : « Nous ne pouvons pas, pour l’instant, communiquer sur l’aspect extérieur. » Il y a quand même une image volée, et c’est vrai que c’est affreux.
« C’est bien simple, je ne suis pas resté, dit le maire. J’étais furieux. Je ne suis pas architecte, mais tout de même, je suis choqué. Me mettre “ça” sous les yeux. » Et d’ajouter : « L’esthétique n’est pas acceptable. Quand quelque chose est saccagé, c’est toujours l’État qui est derrière. »
Ben non. Pas toujours. Pour le parvis de la cathédrale, ce n’est pas l’Etat. C’est le maire. L’horreur en béton de l’Etat derrière la cathédrale, c’est mal. L’horreur en béton du maire devant la cathédrale, c’est bien…
Au fait, la pétition contre le projet du parvis vient de dépasser les 9.000 signatures au moment où j’écris. Continuons à la faire connaître.
